Soigner le mal de tête sans médicament, c'est possible
Pour les maux de tête occasionnels, quelques astuces de grand-mère peuvent apaiser la douleur et éviter la prise de médicaments.
- Publié le 23-03-2020 à 17h00

Il nous est arrivé à tous un jour d'avoir mal à la tête. Sans vraiment que l'on comprenne pourquoi, une douleur s'installe à un endroit du crâne. Parfois, elle est assez légère pour nous permettre de continuer notre vie presque normalement. Et d'autres fois, elle est tellement forte que nous sommes obligés de tout arrêter et de nous reposer. Nous avons alors tendance à prendre un médicament pour pouvoir reprendre nos activités et surtout arrêter de souffrir.
Pourtant, l'automédication n'est pas conseillée par les médecins. Plus nous prenons des analgésiques et plus nous y devenons insensibles. Nous risquons alors de surdoser notre consommation, de prendre des molécules de plus en plus fortes et, finalement, de devenir accro.
Quelques petites astuces, transmises de génération en génération et testées par des personnes en proie aux maux de tête réguliers, peuvent vous aider à éviter la prise d'antidouleur.
Ceci n'est pas une migraine
Attention cependant à ne pas confondre petit mal de tête et migraine. Il peut nous arriver d'avoir des douleurs dans le crâne à cause du stress, d'une petite déshydratation ou d'un manque de sommeil. Il s'agit alors là d'une céphalée assez banale, même si elle touche près de la moitié de la population.
Au contraire, la migraine est une maladie à part entière. Il s'agit d'une inflammation des méninges très douloureuse qui peut durer de 4 à 72 heures. Les origines de cette douleur ne sont pas encore connues. Et le type de migraine peut différer d'une personne à l'autre. À l'hôpital Saint-Luc, pour qualifier un mal de tête de migraine, les médecins demandent qu'au moins deux des quatre caractéristiques suivantes soient présentes: d'un seul côté de la tête, pulsatif, assez sévère pour rendre les activités habituelles impossibles à continuer, avec une aggravation de la douleur pendant l'effort physique.
De plus, la douleur doit aussi être accompagnée soit de nausées ou vomissements, soit d'une intolérance au bruit et à la lumière. Ce n'est donc pas une maladie à prendre à la légère. Elle est même considérée par l'Organisme mondial de la santé comme l'une des 20 maladies ayant le plus d'impact sur la qualité de vie. Un traitement adapté doit être pris en accord avec un neurologue.

Dans cet article, les remèdes de grand-mère ne concernent que les "petits" maux de tête occasionnels, appelés céphalées de tension. La douleur se propage dans toute la tête et donne l'impression qu'un étau se resserre autour de notre boîte crânienne. Les médecins n'en connaissent pas véritablement les causes, mais plusieurs facteurs sont souvent cités comme déclencheurs: le stress, la nervosité, la déshydratation, la fatigue, etc. Ils diffèrent d'une personne à l'autre.
Connaître vos facteurs déclencheurs peut vous permettre d'éviter au maximum de ressentir des maux de tête. Pour cela, dès que vous avez mal, tentez de faire un petit topo sur ce que vous avez ressenti les 24 dernières heures. Concentrez-vous sur votre état émotionnel, votre niveau de stress, votre fatigue, votre alimentation, votre hydratation et votre tension artérielle. Notez les facteurs qui se répètent à chaque céphalée. Vous pourrez alors mieux agir dessus.
Par exemple, si vos douleurs apparaissent quand vous ne buvez pas assez, forcez-vous à boire chaque jour un litre et demi, voire deux litres d'eau et suivez votre consommation pour être sûr d'atteindre votre objectif. Pensez aussi que l'alcool a tendance à déshydrater, ce qui explique les maux de tête lors d'une gueule de bois. Si vous en consommez, buvez encore plus d'eau que d'habitude.
Connaître les facteurs de déclenchement vous permettra aussi d'agir directement sur la cause de la douleur au lieu de simplement la réduire au silence lorsqu'elle se produit.