Bien qu'inchangée, la taxe poubelle a fait débat au conseil communal de Welkenraedt
En 2027, la taxe poubelle sera inchangée. Une situation qui ne plaît pourtant pas au groupe Plus, siégeant dans la minorité, qui souhaite réinstaurer une aide pour les bas revenus.

- Publié le 25-10-2026 à 09h00

Le point concernant la taxe sur la collecte et le traitement des déchets ménagers et assimilés a suscité de nombreuses réactions durant le conseil communal de Welkenraedt ce 22 octobre 2026. Pourtant, aucune modification n'a été apportée depuis l'année passée, cette taxe annuelle est donc toujours élevée à 78,75 € pour les ménages d'une personne, 110,25 € pour deux, 126,00 € pour trois et, pour les familles de quatre membres ou plus, elle est de 141,75 €. Ce forfait couvre un nombre de levées et de kilos par type de déchet limités.
Ce statu quo a fait bondir les membres de la minorité Plus. "L'année passée, notre groupe avait voté contre ce point parce que vous aviez décidé de supprimer l'exonération partielle de ce coût pour les personnes à bas revenus. Pour rappel, ces dernières payaient 50 % de cette taxe, au lieu de 100 %, ce qui fait quand même la différence. Pour la commune, réinstaurer cette aide résulterait en un manque à gagner de plus ou moins 13 000 €, révèle Denis Voss (Plus). Notre groupe demande simplement un amendement du règlement en réintroduisant la clause sur l'exonération partielle pour les bas revenus."
Le CPAS, un lieu plus adapté
Afin d'appuyer sa demande, l'élu n'a pas hésité à donner l'évolution des chiffres du nombre de personnes bénéficiant du revenu d'intégration social (RIS). "Au 31 décembre 2025, il y avait 98 RIS et 11 aides sociales équivalentes sur la commune, et au 30 septembre 2026, nous avons 163 RIS et 14 aides sociales équivalentes. En quelques mois, cela fait une augmentation de 62 %." Cette évolution remise en contexte par la majorité, qui a rappelé que cette hausse est principalement liée à l'impact de la réforme du chômage qui pèse sur les CPAS.
De son côté, la Liste du Bourgmestre reste intransigeante : tout le monde doit payer la même taxe, et si certains sont dans l'incapacité de régler cette note, les portes du CPAS restent grandes ouvertes. "Je trouve ça même plus équitable et plus adapté que les personnes ayant besoin de cette aide viennent au CPAS, où des assistantes sociales prendront le temps d'analyser leur dossier", appuie la présidente du CPAS Natacha Mossoux (LB/PS).
Le bourgmestre Jean-Luc Nix (LB/MR) défend lui aussi le rôle du CPAS. "Je rajouterai, on vous l'a dit aussi l'année dernière, qu'il était bizarre de constater que toutes les personnes concernées par ce statut explosaient le poids maximum compris dans la taxe. C'était parfois un poids 2 à 3 fois supérieur. Et donc, quelque part, le fait de passer par le CPAS est même une amélioration, puisqu'ils ont des aides pour leur expliquer comment mieux trier les déchets."
