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L'Étoile Elsautoise brille au firmament de l'élite liégeoise

Historique, il n'y a pas d'autres mots pour qualifier le titre et la montée du club étoilé en nationale. Le travail ne manque(ra) pas, mais le défi vaut la peine.

Yves HARDY
L'Étoile Elsautoise brille au firmament de l'élite liégeoise
11225268 ©© EdA

Georges Thimister ? Seuls les habitués du stade Crosset doivent le connaître. "Mister Georges", c'est le délégué de l'équipe première depuis quatre ans. C'est aussi le collègue de Fortune Modafferi chez Detry. "C'est bien simple, dit-il. Je suis son chef durant la semaine et le dimanche, nous inversons les rôles !" Mais Georges, c'est aussi un des pionniers de la belle histoire de l'Étoile Elsautoise. C'est-à-dire que l'homme, avec ses potes de l'époque, a écrit une des premières pages de gloire du club vert et blanc. Nous étions en 1987 et cette année-là, Elsaute fêtait sa première accession en première provinciale. Un exploit que l'on pensait déjà inégalable il y a plus d'une vingtaine d'années. Aujourd'hui, Elsaute est carrément en promotion. "C'était l'équipe des Lucien Baguette, Marcel Moray et du regretté Robert Formatin, se souvient Georges. Mais aussi d'un certain Jean-Marie Fassotte, dont le fils joue aujourd'hui... à Blegny. Toute cette fine équipe était entraînée par Pierrot Geronooz. Sacré Pierrot ! Un jour, lors d'un importantissime match contre St-Nicolas, il m'avait formellement interdit de franchir la ligne médiane. Je l'ai fait une fois et j'ai marqué ! Je m'en suis excusé mais il ne m'en a jamais voulu !" L'homme connaît le club de son coeur. Quand il en parle, on sent un souffle vert et blanc dans ses paroles. Son avis est autorisé. "Personnellement, j'ai été convaincu pendant des années que la place du club était en P2. Il m'a fallu vivre ces quatre dernières années en P1 pour me rendre compte qu'avec nos jeunes et la politique du club, Elsaute avait tout aussi bien sa place en première provinciale. De là à nous voir jouer en promotion l'an prochain, il y a un pas que je n'aurais jamais franchi. Mais bon, on s'est retroussé les manches pour ça aussi. Je n'oublie pas que nos deux premières années en P1, nous avons lutté pour éviter un retour trop précoce à l'échelon inférieur. Mais il y a toujours eu une bonne ambiance et aucune dissension au sein du groupe. Et ce mérite, il faut le rendre à notre entraîneur, lequel a toujours veillé à éviter les dérapages de ce genre dans le groupe. Ce que nous récoltons aujourd'hui avec cette montée en promotion, nous l'avons semé dans la douleur les années précédentes. Je n'en doute pas un seul instant. Ce titre, nous ne le devons pas uniquement aux qualités intrinsèques de chaque joueur."

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