Halloween à Mouscron : Partez secourir les victimes d'un tueur en série sanguinaire, dans l'ancienne caserne des pompiers
Une plongée au cœur de l'horreur : cette année, le service jeunesse a encore poussé les curseurs à fond pour proposer une 6e édition du Ghost Urbex particulièrement effrayante !

- Publié le 24-10-2026 à 08h46

Créé en 2022 par le Service Jeunesse de la Ville de Mouscron, le Ghost Urbex vivra sa 6e édition, du mercredi 28 au vendredi 30 octobre.
Après deux premières années dans l'ancienne piscine, puis deux autres dans l'ancienne église des Pères (rue de la Station), l'activité explore désormais un lieu atypique : l'ancienne caserne des pompiers de Mouscron, "dont certains espaces habituellement inaccessibles seront exceptionnellement exploités", promet la Ville de Mouscron.
Et devinez quel bâtiment jouxte l'ancienne caserne des pompiers ? L'ancienne piscine, pardi. Il paraît qu'on y entend encore les cris des adolescents effrayés par les premières éditions du Ghost Urbex. À vérifier à la tombée de la nuit, bien sûr.
Cette année, les participants se glissent dans la peau de profileurs pour la police. "Leur mission : infiltrer les lieux occupés par un tueur en série et retrouver les victimes qu'il retient prisonnières. Pendant 20 à 30 minutes, les groupes de 2 à 5 jeunes progressent seuls dans un parcours balisé, au fil d'une histoire mêlant enquête, horreur et immersion."
Environ 25 comédiens donnent vie au scénario et transforment l'ancienne caserne des pompiers en véritable terrain de cauchemar, à vous donner la chair de poule.
"Le Ghost Urbex se distingue d'une attraction traditionnelle par son approche immersive : ici, pas de foule autour du participant ni de succession de simples effets de peur. Chaque groupe évolue seul dans le bâtiment et découvre progressivement l'histoire, avec la possibilité de croiser le tueur à tout moment", poursuit le communiqué de la Ville de Mouscron.
En cinq ans, l'événement est devenu un rendez-vous incontournable pour la jeunesse mouscronnoise. L'an dernier, près de 450 jeunes ont participé à l'édition 2025. 85 d'entre eux avaient d'ailleurs abandonné avant la fin du parcours. Une autre preuve que le service jeunesse sait y faire, pour mettre en scène l'épouvante.
"La sécurité reste toutefois au cœur du dispositif : encadrement, parcours balisé, présence discrète de deux personnes dans le parcours, quatre stewards et préparation en collaboration avec les services communaux de sécurité", conclut la Ville.
Il reste quelques places disponibles. Inscriptions auprès du e-guichet ou au 056/860.334. 28-29 et 30 octobre, de 18h à 22h. Rue Roger Salengro. 4 euros par participant. Activité de 13 à 21 ans. Groupe de 2 à 5 jeunes. 44 cessions par soirée
Trois questions à Celine Demets, du service jeunesse
Céline, Pourquoi avoir choisi l'ancienne caserne des pompiers de Mouscron cette année ?
Disons qu'on est toujours à la recherche de lieux qui correspondent à l'ambiance du Ghost Urbex. L'ancien arsenal est attenant à l'ancienne piscine. C'est un lieu que les jeunes ne connaissent pas. Il est très grand avec des petits recoins. Il n'est d'ailleurs pas impossible que le scénario s'incruste un peu dans l'ancienne piscine. Ça rappellera peut-être des souvenirs aux fidèles participants.
Les jeunes partent sur les traces d'un tueur en série et cherchent à retrouver les victimes qu'il tient captif. Comment réinventer chaque année un scénario bien ficelé ?
Pour créer cette ambiance angoissante, il faut une équipe très créative et qui s'en donne à cœur joie. Par chance, on a dans le service jeunesse des membres du personnel qui n'y vont pas timidement quand il faut inventer un scénario pour le Ghost Urbex. Ils s'en donnent à cœur joie et ça fonctionne tous les ans. La réussite, on la doit aussi aux prestations des figurants. Ils sont toujours convaincants, tant le personnel du service que les bénévoles. Il y a des animateurs de nos plaines communales par exemple. C'est une chouette équipe.
Le couac de la diffusion promotionnelle n'est plus que de l'histoire ancienne alors ?
C'était un mauvais timing. Diffuser la vidéo qui évoque la fuite d'un suspect depuis un hôpital psychiatrique, c'est une chose. Ce qu'on ne pouvait pas maîtriser, c'est la réalité. On l'a mis en ligne le même jour qu'un avis de recherche de la police fédérale suite à un pensionnaire des Marronniers jugé dangereux et qui n'avait pas réintégré son établissement, à Tournai. Le faux reportage qu'on a tourné a été retiré des réseaux le temps d'éviter la confusion. Ce n'était pas une blague de mauvais goût et on insiste encore plus sur le caractère fictif de notre vidéo. Heureusement, ça ne remet pas en cause la qualité de l'animation, qui est plébiscitée tous les ans. La preuve, même les adultes voudraient y participer. Je ne dis pas que ça n'arrivera pas un jour mais pour le moment, ils ne font pas encore partie des critères d'âge pour y participer ! On reste le service jeunesse, après tout.
