Ligne Mons-Valenciennes : La Belgique veut toujours avancer, mais la France ne répond pas
Les résultats d'une étude n'ont pas été communiqués. Le ministre Crucke mettra le sujet sur la table du prochain Conseil européen des ministres du Transport.
- Publié le 25-10-2026 à 13h52
Le dossier de la ligne ferroviaire Mons-Valenciennes est-il enfin sur le point de sortir de l'ornière ? En décembre 2025, Jean-Luc Crucke (Les Engagés) affichait son optimisme quant à la possibilité de débloquer cette liaison transfrontalière, longtemps annoncée et toujours inaboutie. Dix mois plus tard, les avancées concrètes se font encore attendre. Le cabinet du ministre fédéral de la Mobilité nous confirme toutefois qu'une étude a été conclue. Un pas en avant, qui ne s'est pas encore traduit par une décision.
"Une étude a été conclue sur le dossier. Néanmoins, les résultats n'ont jamais été présentés en comité de pilotage belgo-français, malgré les demandes de notre administration", nous indique le cabinet du ministre.
Cette absence de présentation des résultats constitue aujourd'hui l'un des principaux points d'interrogation. Le cabinet précise que le SPF Mobilité et Transports a demandé à plusieurs reprises que cette étape soit franchie. En vain, jusqu'ici. Les autorités belges souhaitent désormais renforcer le fonctionnement du comité de pilotage dans le cadre de la prochaine lettre d'intention avec la France.
L'objectif est de donner davantage de poids à cette structure de concertation, afin que le dossier puisse avancer au-delà des déclarations de bonnes intentions. Car, derrière cette liaison ferroviaire, les enjeux sont loin d'être anecdotiques. Sa remise en service est notamment défendue pour le transport de marchandises, avec la perspective de renforcer les échanges entre le Hainaut et le nord de la France, tout en offrant une alternative au transport routier.
En décembre dernier, Jean-Luc Crucke faisait part de l'importance qu'il accordait au projet. "La réouverture de la ligne Mons-Valenciennes est et restera l'une de mes priorités", affirmait le ministre de la Mobilité, après avoir signé, le 4 décembre, une déclaration d'intention avec son homologue français pour développer les connexions ferroviaires transfrontalières entre les deux pays.
Jean-Luc Crucke estimait alors que le dossier était particulièrement avancé du côté belge et que le principal obstacle se situait en France où deux kilomètres doivent encore être opérationnalisés.
Face à cet ultime blocage, le ministre belge entend remettre le sujet sur la table au niveau européen. "Le ministre Crucke entend bien reparler de ce point avec la France lors du prochain Conseil européen des ministres du Transport afin de comprendre l'origine du blocage côté français", précise son cabinet. Reste à savoir si cette nouvelle initiative débouchera enfin sur des décisions concrètes.
