"Non" à la fermeture du centre de réfugiés de Stockem
La Coluxam a mobilisé pour la défense du Centre de réfugiés à Stockem. Le départ aura un impact socioéconomique : 80 emplois en moins!
- Publié le 19-06-2026 à 14h32
- Mis à jour le 19-06-2026 à 14h33

Marie Willame, vous représentez la Coluxam. Une centaine de personnes inquiètes sont là devant l'Hôtel de ville d'Arlon?
On voulait marquer le coup pour la journée nationale des personnes réfugiées. Surtout mettre en avant la fermeture du centre de Stockem "Visages du monde". On parle de fermer 3000 places d'accueil. On veut montrer l'impact tant sur les résidents que sur les travailleurs et le tissu socio-économique d'Arlon.
Cela va impacter des commerces, des écoles?
On ne se rend pas compte mais 680 résidents, ce sont des boulangeries, des pharmacies qui fonctionnent. Ce sont des emplois en plus dans les écoles, la commune. Au-delà des impacts humains sur des vies humaines déjà fragilisées, c'est aussi un impact en dominos sur la ville.
Ce que vous attendez d'une journée comme celle-ci ?
Notre objectif était d'informer. On a remarqué en étant sur le marché d'Arlon que beaucoup de gens ne sont pas au courant de cette fermeture. C'est aussi montrer l'impact et donc de demander à "reréfléchir".
Vous croyez que le ministre Francken va être sensible à ce genre de choses?
Le ministre aimerait avoir plus de places pour la Défense. On estime qu'une démocratie se mesure à la manière dont on accueille les personnes qui fuient les guerres. On renforce les moyens de la Défense, nous pensons aux personnes qui doivent fuir des persécutions, des guerres. On doit les accueillir dignement, on peut faire les deux.
