"On jouera mieux face à l'Ukraine"
Une victoire ce samedi contre l'Ukraine et la Belgique empochera son ticket pour l'Euro. Pierre Cornia est confiant.

- Publié le 14-11-2020 à 07h31

C'est depuis un fauteuil de commentateur dans les studios VOO à Charleroi que l'assistant coach des Belgian Cats a vécu la rencontre face au Portugal jeudi soir. Testé positif au Covid-19, il n'a pu embarquer, à l'instar de Meesseman, avec l'équipe.
Pierre Cornia, comment avez-vous vécu le fait de devoir suivre la rencontre à distance?
Ce n'est pas gai et c'est un peu difficile. Avec le coach Philip (NDLR: Mestdagh), on est un peu comme un vieux couple, on a nos habitudes et certains automatismes. Il y a une grande complicité et je suis triste de ne pas être à ses côtés. Mais on se téléphone trois fois par jour pour faire le point et Sven Van Camp (NDLR: T2 pour les deux rencontres) seconde bien le coach. Le fait d'être en studio et de pouvoir commenter le match était chouette car j'avais l'impression d'y être.
Le succès contre le Portugal est important et sans doute déterminant pour la qualification…
Là, je pense qu'on a un orteil à l'Euro. Même si on est battu ce samedi, il faudrait une catastrophe pour qu'on soit ensuite aussi battu par le Portugal et la Finlande. Si on perd contre l'Ukraine par un écart de moins de 17 points (NDLR: écart du match aller) et qu'on gagne les deux autres matches, on sera quand même premier.
Qu'avez-vous pensé de la prestation de l'équipe?
À part le dernier quart qui n'était pas bon, on a chaque fois fait la différence dans les cinq premières minutes de chaque quart-temps. On a un peu trop joué aux montagnes russes, mais le coach a aussi fait tourner, à raison, l'équipe. C'est important d'impliquer tout le monde. On sent un manque de rythme et c'est légitime au vu des circonstances. On n'est jamais tombé dans le piège de la précipitation. On a aussi pu compter sur l'expérience de Kim Mestdagh qui a pris ses responsabilités, tout comme Jana Raman a été très efficace et Billie Massey s'en est très bien sortie. Elle n'a pas voulu surjouer.
La Belgique a-t-elle franchi un cap en s'imposant dans un match officiel sans Emma Meesseman?
Oui, assurément. On a montré qu'on pouvait rivaliser même sans Emma et sans Kyara (NDLR: Linskens, blessée au ménisque). La victoire de ce jeudi permet d'être plus serein pour le futur. S'imposer sans Emma, c'est un plus pour l'équipe mentalement. Mais il faut rester les pieds sur terre, c'était le Portugal en face, pas un ténor. Il faut être content, mais pas euphorique. Mais on a assurément gagné en confiance.
Vous avez eu le coach après le match, que vous a-t-il dit?
Il était très content de la victoire. Je l'ai senti soulagé. L'objectif, c'était juste la victoire.
Comment voyez-vous la rencontre de ce samedi?
Je suis confiant et je pense qu'on jouera mieux. La victoire contre le Portugal permet d'être plus serein pour aborder ce match face à l'Ukraine et on aura le rythme d'un match dans les jambes. Il y a trois ans dans les mêmes circonstances, on n'aurait pas gagné ce match contre le Portugal. Aujourd'hui, il y a une dynamique de succès qui permet de bien gérer et d'être plus réaliste sur un terrain.
