INFOGRAPHIE | Batshuayi, un second hyperefficace chez les Diables
L'attaquant des Diables, deuxième dans la hiérarchie, est le plus efficace. Mais il n'y a pas que le but dans la vie.
- Publié le 13-11-2020 à 07h41

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C'est une statistique étonnante, à ajouter à une autre marque remarquable. Depuis la Coupe du monde 2018, Michy Batshuayi a claqué quasiment autant de buts avec la sélection belge qu'avec ses clubs successifs: 13 buts en 13 matches pour les Diables rouges, de septembre 2018 à novembre 2020; 15 réalisations en 66 rencontres avec, successivement, Valence, Crystal Palace, Chelsea, et à nouveau Crystal, dans le même laps de temps.
L'ancien attaquant du Standard semble avoir une double vie: Batsman avec la sélection et Bruce Wayne en club, comme l'avait joliment comparé le Laatste Nieuws dernièrement. Son taux d'efficacité bat tous les records dans l'histoire des Diables rouges (voir infographie), alors que cette génération est menée par un attaquant de valeur mondiale, Romelu Lukaku, dont les chiffres sont déjà impressionnants.

Mercredi soir, après le succès contre la Suisse (2-1) grâce à un doublé de Batshuayi – son cinquième – la question a été posée à Roberto Martinez: un duo Lukaku-Batshuayi n'est-il pas envisageable? C'est arrivé quelques fois, mais la réponse est non, pour une question de système, d'abord. Pour une question de hiérarchie, ensuite. Le sélectionneur, tout en vantant les mérites du deuxième attaquant, a remis son premier choix en évidence en rappelant que le joueur de l'Inter Milan avait aussi marqué un doublé en Islande, en octobre dernier.
Une discipline tactique à travailler
Au jeu des comparaisons, on glissera d'ailleurs que Big Rom a marqué 15 buts en 12 matches depuis la Coupe du monde. Mieux que Batshuayi, donc, et avec une efficacité quasi égale (1 but toutes les 63 minutes pour Lukaku; 1 réalisation toutes les 60 minutes pour Batshuayi).
Ce qui fait la différence, surtout, entre les deux attaquants, c'est le sens du positionnement pour le collectif. Lukaku a progressé dans ce domaine alors que Batshuayi a toujours un côté chien fou. Sans l'air d'y toucher, Youri Tielemans et Simon Mignolet ont salué la performance de leur équipier, tout en glissant: "Il vit pour le but. Il peut se montrer frustrant dans le jeu, mais il marque" (Mignolet) "Il ne voit que le but, ce qui peut être un avantage… mais aussi un désavantage" (Tielemans).
Plusieurs fois, dans le stade vide de Louvain, Martinez a lancé des "Michy!" comme autant de rappels à l'ordre pour revenir dans les clous du schéma voulu. Mais quand Michy marque, tout le monde se tait et apprécie.