Les navires devront obtenir l'autorisation de l'Iran pour traverser le détroit d'Ormuz

Les navires qui comptent emprunter le détroit d'Ormuz devront en faire la demande aux autorités iraniennes, selon l'agence Reuters et le média Al Jazeera.

Belga
In this picture obtained from Iran's ISNA news agency on June 18, 2026, vessels are seen anchored in Bandar Abbas along the Strait of Hormuz. Oil prices tumbled after Trump and his Iranian counterpart separately signed their accord to end the Middle East war, with the Strait of Hormuz to reopen but two months of negotiations lying ahead. (Photo by AMIRHOSSEIN KHORGOOEI / ISNA / AFP) /
Le détroit d'Ormuz.

Les présidents américain et iranien ont signé à distance mercredi soir le protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz, passage maritime essentiel pour le commerce d'hydrocarbures.

Selon l'accord, le trafic des navires commerciaux sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit déminé.

Le texte prévoit que l'Iran, en concertation avec les autres États du Golfe, prenne en charge la gestion et les services maritimes dans le détroit d'Ormuz. À cette fin, Téhéran avait déjà créé l'"Autorité du détroit du golfe Persique" (PGSA).

Quiconque souhaite traverser ce détroit devra désormais demander une autorisation auprès de cette autorité maritime, rapportent l'agence de presse Reuters et la chaîne Al Jazeera.

Au cours des 60 prochains jours, délai dans lequel Washington et Téhéran souhaitent négocier un accord de paix définitif, aucun frais ne sera facturé, comme cela avait été convenu précédemment.

Les États-Unis ont aussi annoncé jeudi la levée de leur blocus des ports iraniens, et des navires ont pu franchir le détroit d'Ormuz. Les forces américaines "ont laissé plus d'une douzaine de bateaux passer", a révélé le vice-président américain JD Vance jeudi. "Nous respectons nos engagements".

Des incertitudes demeurent cependant quant au rythme de reconstitution des réserves stratégiques mondiales, largement sollicitées pour amortir la flambée des prix liée au conflit. Dans ce contexte, Le prix du baril de Brent, pétrole de la mer du Nord, a lui reculé autour de 77 dollars, contre 60 à 70 dollars avant la guerre. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a reculé à 76,60 dollars.

JD Vance ne partira pas pour la Suisse pour les pourparlers avec l'Iran

Le vice-président des États-Unis JD Vance ne se rendra finalement pas en Suisse pour entamer les pourparlers en vue d'un accord final avec l'Iran, a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, après la signature d'un protocole d'accord entre les deux pays la veille.

"Les plans pour les discussions techniques à venir n'ont pas été finalisés, et la délégation américaine s'est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce soir", détaille le communiqué.

Les négociations prévues en Suisse sont "reportées"

Les négociations prévues vendredi en Suisse entre l'Iran et les États-Unis en vue d'un accord devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient ont été reportées sine die, a annoncé le gouvernement suisse, quelques heures après l'annonce de l'annulation du départ du vice-président américain JD Vance pour le pays alpin.

"Les discussions prévues entre les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent", a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un message transmis à l'AFP, sans fournir de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers.

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