"Je me sens heureux et stable": ses confidences à son psychiatre lui coûtent la moitié de sa pension d'invalidité

Déclaré plus "heureux" et plus autonome, un ancien agent de sécurité voit sa pension d'invalidité réduite après qu'un examen médical a conclu à une amélioration de son état de santé. La justice a confirmé la baisse de ses droits. On vous explique ci-dessous.

Un psychiatre bipolaire, qui a dit que c'était impossible ?
Quelques mots prononcés lors d’une consultation médicale à un psychiatre ont fini par se retourner contre cet homme, considéré comme invalide depuis 2021. ©Unsplash

Quelques mots prononcés lors d'une consultation médicale ont fini par se retourner contre lui.

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En Espagne, un ancien agent de sécurité reconnu en invalidité permanente totale a vu sa pension réduite après avoir expliqué à son psychiatre qu'il se sentait désormais "heureux" et "stable", selon la décision de justice, rendue publique par les autorités judiciaires catalanes, notamment relayée par le quotidien français L'Indépendant. Une amélioration que les médecins puis la justice ont interprétée comme le signe d'un retour partiel à l'autonomie.

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Plusieurs pathologies

L'homme bénéficiait depuis 2021 d'une pension d'invalidité en raison de plusieurs pathologies : syndrome anxieux sévère, épilepsie ainsi qu'une dépendance à l'alcool et aux stupéfiants. Son état était alors considéré comme incompatible avec l'exercice de son métier.

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Mais lors d'un réexamen de son dossier un an plus tard, les experts constatent une évolution favorable. Le patient affirme avoir retrouvé un certain équilibre psychologique. Les rapports médicaux relèvent également l'arrêt de ses addictions grâce à un traitement, une meilleure gestion du stress et une autonomie retrouvée dans la vie quotidienne.

Les médecins notent qu'il effectue seul ses courses, se rend à la banque sans assistance, promène régulièrement ses chiens en montagne et bénéficie d'un sommeil normal. Autant d'éléments qui, selon eux, démontrent une amélioration significative de sa situation.

1.396 euros par mois

L'ancien vigile conteste toutefois cette analyse. Il estime que ses troubles demeurent incompatibles avec une activité professionnelle et saisit la justice.

Les tribunaux ne lui donnent pas raison. Après une première décision du tribunal social de Barcelone, la Haute Cour de justice de Catalogne confirme à son tour la position de la Sécurité sociale espagnole. Les magistrats considèrent que l'intéressé a récupéré une partie de ses capacités et que son niveau d'invalidité doit être revu.

Son taux d'invalidité est donc ramené à 55 % et sa pension est réduite. Elle s'élève désormais à 1.396 euros par mois.

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