Qui sont les 18 Belges à avoir reçu des voix ? Qui a été le mieux représenté entre Anderlecht et le Standard ? Les "belges" affaires du Ballon d'or
Il n'a jamais couronné un Belge. Il leur a pourtant donné des voix, des frayeurs et quelques regrets. Rensenbrink à une marche du sacre, un Danois de Lokeren sur le podium et nos illustres gardiens au pied du top 5 : trois questions pour un lien discret.
- Publié le 26-10-2026 à 14h50

Le 70e Ballon d'or sera remis ce lundi soir à Londres. Cette édition du plus prestigieux trophée individuel s'annonce particulièrement indécise : le Français Kylian Mbappé, les champions du monde espagnols Lamine Yamal et Rodri et l'Anglais Harry Kane ont tous de bonnes raisons d'espérer succéder au palmarès à Ousmane Dembélé.
Après De Bruyne en 2023, la Belgique a cette fois droit à une nomination. Tessa Wullaert est effectivement citée chez les femmes, elle qui a fait les beaux jours de l'Inter Milan.
L'occasion de remonter le temps. Van Himst, Ceulemans, Pfaff, Hazard, Anderlecht, Standard : le Ballon d'or parle belge depuis bientôt 70 ans. Tour complet, en questions.
1. Combien de Belges ont reçu un vote et lesquels ont fini dans le top 5 ?
En attendant Wullaert, ils sont 18 au total à avoir reçu au moins un bulletin à leur nom. Dès les années 60, les noms de Jurion, Van Himst, Nicolay et Van Moer ont figuré parmi les scrutins. Swat Van der Elst a aussi pris des points durant les "seventies".
La génération de 1980 a, elle, été la plus fertile, avec des votes pour Ceulemans, Gerets, Pfaff, Preud'homme, Vercauteren, Vandenbergh et Scifo. Grün, en 1993, et Albert, en 1994, referment, eux, un chapitre plutôt prolifique.
Vient alors une longue période de disette expliquée en partie par les changements des conditions d'éligibilité. Avant 1995, seuls les joueurs européens pouvaient prétendre au Ballon d'or. Ensuite, jusqu'en 2007, la récompense était ouverte à toutes les nationalités, tant que les candidats évoluaient dans un club européen. Elle n'est décernée qu'au "réel" meilleur joueur du monde depuis 19 ans, donc.

Il faut attendre 2013 pour trouver une première timide trace d'Eden Hazard. Courtois et De Bruyne suivront rapidement. Lukaku, de son côté, n'aura que sa première et seule mention en 2021.
Deux Belges ont d'ailleurs été nommés sans jamais recevoir de vote : Wilmots en 2002 et Mertens en 2017. Voire trois si la deuxième nationalité de Sunday Oliseh, Nigérian qui dispose aussi d'un passeport délivré par notre Royaume, est prise en compte en 1998.
De Bruyne (3e en 2022 et 4e en 2023), Van Moer (4e en 1980), Van Himst (5e en 1964 et 4e en 1965), Jurion (5e en 1962) et Ceulemans (5e en 1980) sont les seuls à être parvenus à se hisser dans le top 5. Ce qui est plutôt étonnant vu les belles performances fournies par nos gardiens, même si cette position est rarement reconnue à sa juste valeur lors des cérémonies. Courtois a tout de même déjà remporté le trophée Yachine en 2022.

Rensenbrink a terminé 2e en 1976, De Bruyne 3e en 2022 et Van Moer 4e 1980.
2. Combien de joueurs étrangers de D1 ont reçu une voix ?
Alors que Seol (Anderlecht) a connu le même sort que Wilmots en 2002, ils sont huit à avoir effectivement au moins un vote. Sans surprise, Rensenbrink a affolé les compteurs sous le maillot mauve lors des années 1976, 1977 (7e) et 1978 (3e). Lors de la première citée, il a même terminé deuxième derrière Beckenbauer ! Dans ce registre, le Sporting compte aussi Olsen (17e en 1983, 18e en 1984 et 15e en 1986) et Haan (11e en 1978).
Pilot, icône du Standard, a aussi été mentionné lors de trois éditions consécutives : 27e 1967, 24e 1968 et 18e 1969. Hellers, durant son séjour rouche, a terminé 21e en 1991. Larsen, légende de Lokeren, a, lui, pris place sur le podium en 1984, trois ans après que Lato a déjà porté haut les couleurs du Daknam (28e).
Le Tchèque Kvasnak a, de son côté, fini 18e durant sa seule saison au Racing Malines.
3. Quel club belge est le plus représenté ?
Anderlecht. Et de loin. Pas moins de dix joueurs évoluant en mauve, répartis en 21 mentions et 14 éditions, ont obtenu des voix au Ballon d'or. De 1962 à 1967, le Sporting a toujours eu un représentant classé : Van Himst l'a été à cinq reprises sur cette période et Jurion à trois. Le premier ne voit que De Bruyne (8) faire plus d'apparitions que lui (6). Albert demeure le dernier Anderlechtois à avoir eu un bulletin à son nom.
Seol et Wilmots avaient nommés en 2002. Mais ils n'avaient pas reçu le moindre vote.
Le Standard arrive en deuxième position avec quatre joueurs pour sept mentions. Pilot et Gerets sont les seuls à avoir été recensés plus d'une fois. Aucun n'a, en revanche, terminé dans le top 10. Malines, grâce à la triple présence de Preud'homme et la seule de Kvasnak, fait aussi bien que le Club Bruges qui n'a pu compter que sur Ceulemans.