Avis de tempête sur le Standard
Les Rouches, qui ont concédé une quatrième défaite de suite, ont été punis par leurs erreurs individuelles. Il va être grand temps de gagner.

- Publié le 25-10-2026 à 16h55
Le vent a soufflé fort en Belgique, ce week-end, et le pays a été traversé par deux tempêtes, Austen puis Boelo. La tempête n'a pas encore atteint le Standard, mais un avis va être transmis dans les prochains jours, avant les réceptions de Courtrai puis de Beveren, deux rencontres qui auront des allures de dernières chances, déjà, pour entretenir un espoir dans ce championnat rétabli sans playoffs, et si l'ambition est toujours d'atteindre le top 5.
Le Standard est neuvième, au bout de neuf journées, avec un total de onze points. C'est le même classement que la saison passée, à la même époque. On sait comment cela s'est fini et ce n'était pas dans le top 5. Le Standard, surtout, vient d'enchaîner sa quatrième défaite de suite, une première depuis décembre 2020, ce qui renforce l'avertissement : il faudra gagner les deux prochains matchs à Sclessin, avant la trêve internationale.
En ce moment, les matchs "moyens" sont maîtrisés par les Liégeois, moins quand la route s'élève face aux "grands", ou supposés tels. C'est arrivé ce dimanche à Genk, mais il n'est pas évident, pour autant, d'analyser cette défaite.
Matthieu (Epolo) ne veut personne dans sa première zone
Les phases arrêtées restent un grand souci pour les Rouches et Epolo a été assez logiquement exclu pour une sortie manquée face à Durosinmi, c'est facile à analyser. Vincent Euvrard n'a pas cherché à masquer l'évidence, et un gardien "qui a pris un risque pour sa santé" dans la sortie parce qu'il a mal calculé la trajectoire d'un ballon en profondeur. Avant cela, l'international congolais a été en faute sur le corner, selon son entraîneur : "Ito est seul, mais Matthieu ne veut personne dans la première zone. Dans ce cas, il doit sécuriser cette première zone et il ne l'a pas bien fait."
L'entraîneur liégeois a tout de même ajouté qu'Epolo, dont les nouvelles sont rassurantes, a sauvé des points, pour le Standard, cette saison et avant. Il n'a pas voulu l'enfoncer. Car le Standard était revenu à 1-1 et c'est aussi pour cette raison qu'il n'est pas simple d'analyser le quatrième revers de la saison.
Les Rouches, en infériorité numérique, ont changé le plan de jeu puisqu'ils avaient commencé en 3-4-3, avec trois défenseurs centraux, pour passer en 4-3-2, et il faut admettre que c'était meilleur, avec un but de Zeqiri, dans le prolongement d'un coup-franc, une belle phase et avec une meilleure maîtrise du ballon. Le partage, à dix, aurait évacué les nuages au-dessus de Sclessin, mais une erreur de Dennis Ayensa a plombé l'affaire.
La succession des petites erreurs…
"Il s'est excusé, mais il n'a pas à s'excuser, a commenté Euvrard. Il a fait une erreur de jugement (NdlR : il veut contrôler le ballon de la poitrine, devant Pirard, et il est surpris par Bibout), ça coûte cher, mais c'est comme ça." L'accumulation de petites erreurs coûte cher, au décompte final, et voilà le Standard dans une situation délicate, l'air de rien.
La tempête ne souffle pas encore, les supporters sont toujours au soutien. Mais il va être temps de réenclencher la vitesse qui mène à la victoire, sous peine de sentir le souffle de la grogne. "On n'est pas loin", espère Euvrard qui aura eu le mérite de tenter un coup en deuxième période, avec un système plus audacieux, après avoir entamé la rencontre, pour la première fois de la saison, avec trois défenseurs centraux.
La fiche technique
GENK : Brughmans ; Amaro, Smets, Kongolo, Kayembe ; Tahirovic (70e Bibout), Heynen, Heymans ; Ito (86e Erenbjerg), Adedeji-Sternberg (65e Yokoyama), Durosinmi (86e Bangoura)
STANDARD : Epolo ; Karamoko (46e Touzghar), Hautekiet, Lavalée ; Fossey, Fosso (46e Zeqiri), Trouillet, Mohr (46e Mortensen) ; Drammeh (36e Pirard), Abid, Ayensa (82e Nsimba)
Arbitre : Jasper Vergoote
Buts : 27e Ito (1-0) ; 65e Zeqiri (1-1) ; 78e Bibout (2-1)
Cartes rouges : 33e Epolo ; 90e+ 3 Heymans
Cartes jaunes : Karamoko, Heynen, Trouillet, Heymans
