Leuze-en-Hainaut : une famille en crise depuis plus de 20 ans devant la Cour de Cassation
Dans cette histoire rocambolesque, on dénombre un assassinat, un suicide, des querelles d'héritage, des plaintes tous azimuts et des procédures civiles à l'envi.
- Publié le 18-06-2026 à 18h30

La Cour de cassation vient de rejeter le pourvoi d'un sexagénaire contre un arrêt de la chambre des mises en accusation de la cour d'appel de Mons qui a confirmé le non-lieu prononcé par la chambre du conseil de Tournai. Ce n'est qu'un épisode – et pas le dernier – d'une saga qui dure depuis plus de 20 ans et qui déchire une famille de Leuze, qui a compté jusqu'à 10 enfants. À ce stade, on est un peu dans le brouillard mais on va essayer de mettre tout au clair.
Il y a plus de 25 ans, un père, une mère et leurs 10 enfants vivaient paisiblement. Jusqu'à ce que la mère prenne un amant, provoquant la rupture du couple et la séparation des enfants qui se disputaient déjà à propos des responsabilités propres à chacun de leurs parents. Puis, la catastrophe la plus inattendue surgit : l'un des fils va attendre sa mère à sa descente du train. Il est porteur d'un fusil et il la blesse mortellement.
Le gaillard se retrouve derrière les barreaux et confie souvent qu'il en voulait à la victime, la rendant responsable de la faillite familiale. À cette époque, la cour d'assises était presque supprimée et le tueur va arracher, devant le tribunal correctionnel de Tournai, une peine de 5 ans de détention, avec un sursis pour la moitié. L'ambiance était déjà désastreuse mais un faux médecin rencontré en tôle convainc le condamné de la responsabilité de son père. Finalement, l'ancien taulard sera retrouvé mort noyé, en janvier 2021, dans la Dendre canalisée à Ath, près du quai Lebrun. La thèse du suicide a toujours été privilégiée.
Depuis de longues années, le paternel essaie de rassembler tous les enfants autour d'une même table mais sans succès. Arrive alors un nouveau personnage : le cadet de la famille qui est clerc de notaire et qui s'emploie à régler la succession. Selon son père, le juriste le dénigre sans cesse et commet des faux. Il finit par déposer plainte du chef de faux et de calomnie. Cependant, comme déjà dit, les juridictions d'instruction ont balayé les griefs du père. Puis, maintenant, la Cour de cassation en a fait de même. Mais les actions civiles sont toujours en cours et la procédure dure. Pour quelques années encore…
