Une histoire de libertinage vire à l'agression à Comines : "Mon client n'a pas utilisé de batte de baseball"
Le prévenu n'a pas supporté que son prétendu ami continue à voir sa femme et il a explosé.
- Publié le 18-06-2026 à 18h00

Une relation libertine entre couples qui vire à la bagarre. Voilà les faits qui se sont produits dans l'entité de Comines le 16 octobre 2025. Les prénoms sont d'emprunt.
Benjamin est en aveux d'avoir frappé William. "C'était un manipulateur. Il continuait à aller voir ma femme sur le côté et ça ne m'a pas plu. Je voulais aller en parler à sa compagne et je me suis rendu chez eux. Là, quand j'ai vu qu'il était présent, j'ai explosé", reconnaît Benjamin.
L'avocat de William parle d'une agression soudaine. "A la base, on a deux couples d'amis. Le problème dans l'affaire, c'est que la compagne du prévenu a continué à avoir des relations avec mon client. Prétendre que cette femme a été manipulée par mon client, c'est un peu léger. Quand le prévenu a sonné chez mon client, il n'y avait d'abord personne à la porte et il a surgi avec une batte de baseball. Il s'était caché derrière la porte pour bondir. En plus, mon client, une fois au sol, a aussi reçu des coups de pied. Le prévenu a pris la fuite en voiture. On a un témoin."
Le ministère public a évoqué un dossier particulier, dans lequel le prévenu a littéralement pété un câble. "C'est de la violence inadmissible. Quand on joue dans un système complexe, on doit accepter les dérapages et les risques. Or, il n'a pas accepté les risques. Vu son absence de casier judiciaire, je ne suis pas contre une mesure de faveur, mais je me demande si une formation à la gestion de la violence ne peut pas s'envisager."
Juste pour parler
La défense a assuré que son client assumait les faits et qu'il s'était montré transparent dès le départ. "C'est un fait isolé. Mon client est stressé de devoir comparaître. Il conteste avoir fait usage de la batte de baseball et la victime n'en parle d'ailleurs pas. Quand il est arrivé pour parler à la compagne, il ne pensait pas que monsieur serait là. Il n'avait pas l'intention de régler ses comptes mais bien de parler à la compagne. Il souhaitait simplement dénoncer l'infidélité du compagnon de celle-ci. C'est elle qui a ouvert. Mon client a un profil calme mais il s'est senti trahi. Nous demandons une suspension ou une peine de travail."
Benjamin a pris la parole pour expliquer qu'il avait l'habitude de gérer les tensions par le dialogue et qu'il s'agissait bien d'un épisode isolé.
Jugement le 31 août.
