Icon payantArticle réservé aux abonnés

Katia est interprète au CHwapi à Tournai : "Faciliter la compréhension, c'est faciliter les soins"

Le terme exact de sa fonction serait même médiatrice interculturelle, pour la Belgo-Libanaise qui maîtrise plusieurs langues sur le bout des doigts.

Français, anglais, arabe : Katia sert d'intermédiaire entre le personnel soignant et le patient, au sein du CHwapi.
Français, anglais, arabe : Katia sert d'intermédiaire entre le personnel soignant et le patient, au sein du CHwapi. ©ROGER JOB

"Je ne suis pas interprète, je suis médiatrice interculturelle", corrige Katia Haykal d'emblée. Première question, première boulette. Mais quelle est la différence au fond ? "Prenons l'exemple d'une maladie grave. En Belgique, le médecin est tenu d'indiquer clairement de quoi souffre le patient. C'est la loi qui l'y oblige. On ne peut pas lui cacher un diagnostic."

+ LIRE AUSSI > Revirement de situation : le CHwapi (Tournai) ne changera finalement pas de nom… l'appellation "Centre Hospitalier Gabrielle Petit" est abandonnée !

Or, dans certaines cultures, une pathologie grave ne s'annonce pas frontalement au malade. C'est là qu'entre en scène la médiatrice interculturelle. "L'interprète traduit plus ou moins mot pour mot. La médiatrice maîtrise la culture de son intervenant. Parfois, un patient peut ne pas accepter ce diagnostic, ses proches non plus. Il faut anticiper et éviter des propos violents ou agressifs. Mon boulot, c'est d'expliquer les obligations du médecin et d'envisager une annonce qui soit la plus respectueuse possible des croyances et de la culture du patient. En résumé : le placer dans le contexte apaisé, pour éviter qu'il ne se retourne contre le soignant."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...