Constestée jusque devant la Cour de cassation, la peine de six ans de prison pour un viol commis à Ath est finalement confirmée
Aucun argument du prévenu n'a été entendu, ni au tribunal correctionnel de Tournai, ni à la cour d'appel de Mons. Et pas davantage devant la plus haute juridiction du Royaume.
- Publié le 19-06-2026 à 17h58

Le 21 avril 2023, un technicien de surface à la gare d'Ath croise une quinquagénaire, la pousse dans un coin et la viole sauvagement mais sans violences caractérisées.
C'est maintenant une vérité judiciaire définitive malgré les protestations d'innocence du quadragénaire qui a toujours affirmé qu'il s'était agi de relations consenties. Mais il s'est contredit à plusieurs reprises et, au bout du compte, son récit n'était plus crédible.
Le viol a été complet et la victime conserve de lourdes séquelles psychologiques. Tous les frais médicaux sont à charge du condamné.
Le tribunal correctionnel de Tournai lui avait infligé 6 ans de détention ferme et la cour d'appel de Mons avait confirmé cette sanction.
Cependant, loin de se décourager, l'avocat de la défense, Me Ricardo Bruno, a saisi la Cour de cassation, soulevant ce qui lui semblait être des vices de forme. Selon lui, l'enquête avait été lacunaire et il affirmait que l'arrêt de la cour d'appel de Mons était mal motivé, en raison précisément de l'absence de devoirs indispensables.
Surtout, Me Bruno critiquait vertement les juges montois parce qu'ils ont considéré que le fait, pour le quadragénaire, d'avoir nié et menti était une circonstance aggravante. Or, le plaideur avait rappelé qu'en droit pénal belge, un prévenu ou un accusé avait toujours le loisir de choisir son système de défense, y compris de nier les faits et même de mentir.
En attendant, la page est tournée. L'homme est en cabane pour quatre ans encore.
