Au conseil d'Antoing : quel avenir pour les carrières ?
Le ciment a moins la cote. D'autres matériaux s'imposent dans la construction. "Quel est l'avenir de nos carrières ?" se demande l'opposition ?
- Publié le 03-04-2024 à 13h01
- Mis à jour le 03-04-2024 à 13h02

Via le règlement-taxe de répartition sur les carrières et sablières, celles-ci rapporteront à Antoing 1 544 828 € en 2024 (c'était 1,6 million en 2023) . "En tonnage, on a baissé. On est passé de 12,7 millions de tonnes à 11,8 millions. Pour la taxe, on est passé de 1 million€ il y a quelques années à 1,5 million. Le directeur financier ne s'en plaindra pas, a commenté Jean-Bernard Vivier (GO).
"Il y a eu un peu moins d'extraction de la pierre […] Pour l'avenir, vu que Bruyelle s'ouvre progressivement, on n'a pas trop à craindre concernant les extractions", précise le bourgmestre Gauthier Dudant.
Samuel Vincent (UCA) note que s'il ne faut pas s'inquiéter à brève échéance, il faut réfléchir aux tendances lourdes (nouveaux matériaux de construction, le ciment qui a moins la cote…) et rappelle qu'il souhaite qu'une commission se réunisse pour prendre le temps d'en débattre. "O n voudrait avoir des plans pour savoir ce qui se passe de chaque côté de l'Escaut, qu'on refasse le point sur le permis d'exploiter et que l'on sache où on en est aujourd'hui. […] Comme agent traitant, notre agent communal est apte à nous exposer la chose, ou bien, on invite les carriers pour qu'ils puissent expliquer quelle est la situation aujourd'hui."
Jean-Bernard Vivier (GO) relève. "Dans certains pays, ils ont évolué et déjà pensé au tourisme. À Antoing, un jour, il n'y aura plus de carrières. Ce serait intéressant d'envisager l'avenir pour que les personnes qui seront autour de cette table dans 20 à 30 ans n'aient pas à penser ce que nous n'aurions pas pensé. Notamment cet argent qui nous tombe du ciel. On doit amener la sécurité à nos enfants et petits-enfants".
M. Vincent évoque aussi la possible réhabilitation, réaffectation des carrières. Il donne en exemple la carrière de l'Orient à Tournai. À propos de la demande de commission, M. Dudant assure: "Je reviendrai vers toi pour une date, dans les 30 jours. Ce sera peut-être une réunion publique"
