La chambre du conseil se prononce ce vendredi sur le dossier Marc P., l'homme qui aurait été victime d'une tentative d'assassinat par Grégory Lenoci

Le dossier à charge Marc P. pour abus sexuels sur mineurs a été plaidé ce vendredi 19 juin 2026 devant la chambre du conseil de Namur. Le quinquagénaire, roué de coups par Grégory Lenoci le 24 juillet 2025 parce qu'il aurait violé son beau-fils de six ans, devrait être renvoyé devant le tribunal correctionnel pour des faits de pédophilie sur une autre victime.

 Le couple, qui comparaît devant le tribunal pour des coups sur une ancienne relation de la jeune femme, plaide la légitime défense
Le couple, qui comparaît devant le tribunal pour des coups sur une ancienne relation de la jeune femme, plaide la légitime défense ©ÉdA – Florent Marot

Les parties à la cause se sont exprimées ce vendredi matin devant la chambre du conseil dans le dossier à charge de Marc P. pour abus sexuels sur mineurs. L'homme âgé d'une cinquantaine d'années a été roué de coups le 24 juillet 2025 à Namur par Grégory Lenoci (48 ans) qui l'accuse d'avoir violé le fils de sa compagne, âgé de six ans.

À lire aussi | Namur : Grégory Lenoci, inculpé pour tentative d'assassinat sur son voisin Marc P., renvoyé devant le tribunal correctionnel

Pour rappel, dans cette affaire, Grégory Lenoci est poursuivi pour tentative d'assassinat. Gravement blessé par les coups, Marc P. se trouve aujourd'hui dans un état végétatif. Déjà condamné par le passé pour des faits de pédophilie il faisait l'objet de deux nouvelles plaintes déposées au printemps 2025 par la compagne de Grégory Lenoci et les parents d'une fillette de sept ans.

Ces deux plaintes ont fait l'objet d'une mise à l'instruction à charge de Marc P. et, ce vendredi, la chambre du conseil doit se prononcer sur ce dossier.

L'ordonnance est attendue dans le courant de l'après-midi de ce vendredi. On se dirige vraisemblablement vers un renvoi partiel de Marc P. devant le tribunal correctionnel, uniquement pour les faits concernant la fillette de 7 ans.

Pas d'audition en bonne et due forme du petit garçon

Pour le volet concernant le beau-fils de Grégory Lenoci, le parquet a requis un non-lieu faute d'éléments à charge suffisants dans le dossier. "On ne dispose en fait que d'une seule conversation téléphonique enregistrée entre un policier et le petit garçon, en présence de sa maman et de son beau-père, explique Me Gras, avocat de ces derniers. Lors de cette conversation, l'enfant a raconté les faits mais lors de tentatives de réaliser une audition formelle dans le cadre de la procédure judiciaire en bonne et due forme, il s'est fermé et n'a pas été en mesure de parler." Vu ce contexte, la famille et son avocat ont donc fait le choix de ne pas plaider pour un renvoi de Marc P. en correctionnelle : "Le risque serait que cela débouche sur un acquittement faute de charges suffisantes et l'affaire serait classée. Un non-lieu à ce stade en chambre du conseil laisse la possibilité que le jeune garçon, même dans plusieurs années, puisse parler et que le dossier soit repris sur base de son audition à ce moment-là."

Pour les faits sur la fillette de sept ans, qualifiés à ce stade d'atteinte à l'intégrité sexuelle, le renvoi en correctionnelle fait peu de doute, estime l'avocat des parents, Me Nicolas Devaux : "Il y a au dossier des éléments objectifs qui ne laissent malheureusement pas de place au doute sur ce qu'elle a subi." D'après nos informations, des images des faits prises par l'auteur figurent au dossier.

L'état de santé de Marc P., qui à ce stade n'est pas représenté par un avocat, pose par ailleurs la question de la manière dont pourra se tenir son procès : "On est en effet dans une situation très particulière, commente Me Devaux. C'est au juge du fond qu'il reviendra d'apprécier ce qu'il faut en faire. S'il n'est toujours pas en état d'être entendu, Marc P. pourrait être jugé par défaut mais ce sera au juge d'apprécier si les droits de la défense seraient respectés dans ce cas."

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...