Port du Bon Dieu : 100 logements au lieu de 268
Le ministre Philippe Henry autorise le principe d'une réaffectation du port du Bon Dieu, en logements. Mais les ambitions d'Atenor sont à la baisse.
- Publié le 12-07-2011 à 05h00

Le groupe immobilier Atenor conserve l'intention de construire un ensemble de logements, sur le site du Port du Bon Dieu, entre le pont du Luxembourg, l'avenue Albert 1er et la Meuse.
Hier lundi, il a marqué un point, car le ministre de l'aménagement du territoire Philippe Henry a signé l'arrêté de reconnaissance définitive du site en tant que SAR (site à réaménager).
Concrètement, cette signature n'est pas un permis: elle n'engage nullement ni la ville ni la Région à accepter le projet immobilier d'Atenor (ou de tout autre investisseur). Simplement elle simplifie la procédure: le fait que ces terrains soient prévus pour une fonction industrielle au plan de secteur n'est plus un obstacle juridique à un autre type d'occupation.
Pas d'accord sur un projet donc, mais quand même une discussion entre les trois parties (Ville, région et groupe Atenor) pour une sorte de consensus verbal. Quel est-il ?
Pas d'effet front de mer
Le groupe immobilier Atenor a acheté il y a quelques années les bâtiments de l'ancien marchand de matériaux Collot, devenus un chancre industriel à cette entrée majeure de la ville de Namur. Ces bâtiments représentent une surface de 44 ares.
Dans un premier projet présenté en avril2009, Atenor avait toutefois annoncé son souhait d'acquérir la totalité du site bordant la Meuse, jusqu'au rond-point avant le CHR, soit 3,5 hectares. Et des dessins ambitieux avaient été montrés: une rangée de six immeubles tours totalisant 268 appartements, soit une capacité de 650 habitants. Le plus élevé, à proximité du pont du chemin de fer, aurait atteint neuf étages plus le rez-de-chaussée.
Côté ville de Namur, ce méga-projet avait été accueilli froidement et le collège avait remis un avis défavorable à une réhabilitation du site sur de telles bases. Atenor a donc revu ses intentions à la baisse, dans le sens suivant.
– Atenor limite ses intentions à la seule parcelle dont elle est propriétaire (44,28 ares précisément). Le projet d'ensemble de logements qui sera déposé ne portera donc que sur ces terrains. Ce qui permet d'envisager d'autres fonctions sur le reste du site
– Les gabarits proposés sont revus à la baisse aussi: plus question de monter à des neuf ou dix étages. Les hauteurs maximales seront celles applicables généralement à Namur, à savoir un rez-de-chaussée plus quatre étages.
– Au total, on passerait donc des 268 logements prévus à une centaine seulement.
– Pour éviter l'effet "front de mer", la totalité du bord de Meuse ne pourra pas être construite. Un tiers sera même non bâti, et des ouvertures permettront un libre accès au chemin de halage, depuis l'avenue Albert 1er, un accès qui sera apprécié par les habitants de l'arrière.
Les projets qui ont été montrés hier à l'échevin et au ministre ne sont toutefois que des esquisses. L'Atelier de l'Arbre d'Or étudie actuellement des plans plus précis. Calendrier avancé: un dépôt de la demande de permis d'urbanisme à l'automne, qui devra être suivi d'une enquête publique et, espère Atenor, d'e l'octroi d'un permis début 2012. Le chantier devrait ensuite démarrer au plus vite. ¦
