Un arrêt de travail à l'école communale de Villers-le-Bouillet, car le fondamental est aussi impacté par le nouveau décret-programme
Un arrêt de travail a été organisé à l'école communale de Villers-le-Bouillet. Parce que pour les enseignants, le fondamental est également touché.
- Publié le 19-06-2026 à 11h07

La grève dans l'enseignement secondaire fait tâche d'huile dans le primaire. Vendredi, un arrêt de travail a été organisé à l'école communale de Villers-le-Bouillet. "Le syndicat nous a fait part que, peu d'écoles primaires osent se mobiliser", explique Laura Delairesse, institutrice en 4è année. "Nous, nos élèves sont jeunes et ne peuvent donc pas errer comme dans le secondaire. C'est pourquoi, nous avons organisé un arrêt de travail pour montrer notre soutien."
Vendredi dernier, Laura était entourée de plusieurs autres collègues, à la fois du primaire mais aussi, de l'enseignement maternel. "Le budget a été divisé par trois, on prône l'enseignement gratuit depuis très longtemps, et égalitaire. Maintenant, les élèves d'un milieu défavorisé, même en primaire ou maternelle, n'auront pas les mêmes chances que les autres." L'enseignante de 4è année évoque même, aujourd'hui, les enfants favorisés car, d'après elle, quand les parents ont l'argent pour tout payer, ce n'est pas la même chose que celui qui n'a pas d'argent. "Une grève dans l'enseignement fondamental est impossible sans impacter gravement les familles", estime Isabelle Bauduin, l'institutrice qui apporte une aide personnalisée aux élèves.
Le fondamental fortement impacté aussi
"Cependant, nous n'acceptons pas l'idée que, parce qu'il n'y a pas d'action, nous sommes d'accord avec des décisions qui réduisent de 2/3 les budgets affectés au matériel et sorties pédagogiques; qui suppriment l'orientation vers le différencié pour des élèves en grandes difficultés qui n'obtiennent pas un CEB; et qui réduisent, fortement, les aides apportées aux élèves en difficulté." D'après Isabelle Bauduin, oui, le fondamental est également fortement impacté. "Comme les enseignants du secondaire, nous estimons que l'enseignement qui forme nos acteurs de demain, n'est pas considéré à sa juste valeur, et ses enseignants non plus!"

