Dans une roulotte depuis deux ans
Thibault est convaincu par ces "roulottes à vivre". Depuis deux ans et demi, il vit lui-même dans une ancienne roulotte qu'il a désossée et entièrement reconstruite.
- Publié le 25-06-2016 à 06h00

Il l'a implantée à Marchin sur le domaine d'un château. Un retour à la nature qui lui est devenu indispensable. "Après une journée bruyante dans mon atelier à Havelange, je rentre dans ma roulotte, au milieu des vergers, profitant du silence, de la proximité de la nature… On apprend à vivre plus simplement, à ne pas s'encombrer…" Au-delà de l'aspect peu coûteux, pratique et écologique, vivre dans un habitat léger permet de retrouver la liberté. "Pour 80 000€, vous avez une maison confortable, sans le poids, parfois écrasant, d'un prêt bancaire pour toute une vie, sans l'obligation, qui en découle, de travailler à temps-plein. Ici, on peut décider de travailler à mi-temps et de profiter du temps-libre pour voyager. C'est un choix de vie…" Seule ombre au tableau: le vide juridique sur le plan de l'urbanisme. "Les habitats légers comme lieu de vie permanent ne sont officiellement pas autorisés. Légalement, on ne peut pas s'y domicilier. Mais souvent, c'est toléré… Le boom de ces maisons alternatives pousse les autorités politiques au pied du mur. Il est urgent de créer un cadre légal…"
