Nouveau centre sportif de Chaumont-Gistoux : "Non à un projet insuffisamment maîtrisé", prévient l'opposition
Le 16 octobre, la RCA a présenté son projet de rénovation et d'extension du centre sportif du Ronvau.
- Publié le 23-10-2026 à 18h03

Du côté du groupe d'opposition Avec vous 1325, on soutient la nécessité de moderniser les infrastructures sportives. "Mais cela ne signifie pas que nous approuvons le projet présenté," indique Perre Landrain.
Plusieurs questions essentielles restent sans réponse selon lui comme celle d'un site remarquable à préserver. "L'implantation et le volume du bâtiment dénatureront le cadre de Ronvau. Un projet de cette ampleur doit respecter le paysage et s'intégrer harmonieusement dans son environnement. Ce n'est pas le cas. Il n'est pas démontré que les installations prévues correspondent aux besoins effectifs de nos habitants ? Investir utilement ne signifie pas construire toujours plus grand." Ancien échevin des finances, Pierre Landrain évoque un coût qui mérite une analyse sérieuse. "Le plan financier de la RCA prévoit un investissement de 7,035 millions d'euros HTVA. Si les coûts augmentent de 5% par an pendant trois ans, inflation et coût des matériaux et services, l'investissement atteindrait environ 8,14 millions d'euros HTVA. Quant au subside espéré de 1,8 million d'euros, c'est une source de financement: il ne réduit pas le coût de l'investissement. Avec ce subside, le montant à emprunter serait d'environ 6,34 millions d'euros. À 4,5% sur 30 ans, les remboursements cumulés de cet emprunt atteindraient près de 11,7 millions d'euros, intérêts compris. Il s'agit d'une simulation réaliste."
Mais la vraie question pour l'opposition est celle de la charge que ce projet fera peser sur les finances communales, année après année. "La commune doit également envisager d'autres investissements importants, notamment la reconstruction de l'école de Dion. Une dette excessive risque de réduire les moyens disponibles pour d'autres besoins et rendre nécessaires des économies sur d'autres postes budgétaires ou de nouvelles recettes, une hausse des impôts. Car il faut le rappeler: la dette est un impôt différé."
Et que dire du tennis… "Trois courts doivent disparaître, alors qu'environ 150 membres pratiquent ce sport. Aucune solution n'est prévue pour les quelque 24 mois de travaux, ni à plus long terme. Le plan d'investissement de la RCA établit jusqu'en 2030 ne fait apparaître aucun projet identifiable de remplacement des terrains. Les membres du tennis, eux, risquent d'être les oubliés du projet. Notre position est claire: nous voulons un centre sportif moderne, adapté aux besoins, respectueux du site et financièrement soutenable. Et une véritable solution pour les joueurs de tennis."
