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La pénurie des vétérinaires également due à un manque de reconnaissance de la part des cultivateurs

L'actualité de la semaine décryptée par le chef d'édition de l'Avenir Luxembourg, Daniel Lapraille.

daniel lapraille
La pénurie des vétérinaires également due à un manque de reconnaissance de la part des cultivateurs

Une clinique mobile équipée pour susciter des vocations. Voilà une nouvelle initiative de la province pour promouvoir le métier de vétérinaire rural, confronté à une pénurie similaire à celle des médecins généralistes. La logique n'en est d'ailleurs pas très éloignée: même contraintes d'horaires, même difficultés à attirer de jeunes professionnels. Ce sont des métiers essentiels, dont l'exercice est plus compliqué en ruralité. Plutôt qu'un manque de vocation, c'est surtout des choix rationnels qui conduisent à cette situation. Entre des nuits hachées, des interventions physiques exigeantes, les imprévus constants et une médecine des animaux de compagnie plus compatible avec une vie personnelle équilibrée, l'arbitrage est vite tranché. Mais plusieurs vétérinaires dénoncent un facteur rarement évoqué publiquement: le manque de reconnaissance de la part des cultivateurs. Ils décrivent une relation tendue entre vétérinaires et cultivateurs, un sentiment de ne pas être perçu comme partenaire indispensable, mais comme un coût, voire comme un "voleur", dira même un vétérinaire. Le malentendu aggrave la crise. Pourquoi choisir un métier difficile si, en plus, il s'exerce dans un climat de défiance ? L'instauration de pratiques et de gardes groupées ne suffira pas. Recréer du lien entre cultivateurs et vétérinaires s'avère autant nécessaire.

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