Un Engissois frappait sa compagne sous substances: "Un coutumier de la violence"
Un homme de 45 ans, originaire d'Engis, comparaissait ce jeudi pour des faits de violence à l'encontre de son ex-compagne. Il risque 20 mois de prison.
- Publié le 18-06-2026 à 18h53
- Mis à jour le 18-06-2026 à 19h41

Ce n'est pas la première fois que cet Engissois de 45 ans est entendu par un tribunal pour des excès de violence. Son casier judiciaire est d'ores et déjà bien fourni et pourtant, ses précédentes condamnations, notamment de la prison avec sursis, n'ont pas suffi à calmer ses ardeurs. Lors de l'audience du tribunal correctionnel de Huy de ce jeudi 18 juin 2026, il répondait de faits de coups et blessures à l'encontre de son ancienne compagne, présente à l'audience.
À côté de l'homme qui l'aurait frappée de nombreuses fois, la victime est restée impassible, et ce malgré les accusations proférées par le prévenu à son sujet. Pour justifier ses gestes d'humeur, l'Engissois n'hésite pas à dénigrer son ex dès que l'occasion se présente. Pourtant, les faits objectivés par les enquêteurs ne manquent pas pour inculper le prévenu. À travers le dossier couvrant une période infractionnelle s'étalant de janvier 2024 au mois de septembre de la même année, plusieurs scènes sont mises en évidence par la juge. Une d'entre elles s'est déroulée le 6 juin. Ce jour-là, l'homme se serait emporté, aurait violemment pris la victime par le bras avant de casser le téléviseur du foyer. Un autre épisode de conflit aurait vu le prévenu donner deux gifles à sa compagne de l'époque après une énième crise de colère.
Manquant d'arguments objectifs, l'homme se plaint de manigances orchestrées par la victime. "Elle a déposé beaucoup de plaintes pour me faire disparaître, c'est son but. Je me souviens de beaucoup de scènes de violence mais elle buvait aussi et me lançait des bouteilles d'alcool au visage."
Aussi du harcèlement
Malgré les éléments que le prévenu tente d'avancer, les constatations policières et médicales vont bel et bien dans le sens de la dame. Elle aurait présenté plusieurs traces de coups, notamment au niveau de la tête, après une scène d'une violence inouïe survenue en octobre 2024. Ce jour-là, l'homme de 45 ans l'aurait frappée au niveau du crâne à l'aide d'une matraque après avoir consommé du cannabis.
Si les coups n'étaient pas suffisants, le quarantenaire répondait également de faits de harcèlement. Il aurait, entre autres, fait des graffitis insultants sur la porte d'entrée et sur la voiture de la victime. Des inscriptions au sein desquelles il insinuait que la dame se prostituait. Sur les réseaux sociaux aussi, le prévenu ne laissait pas son ex tranquille et l'insultait dans les commentaires des photos qu'elle postait.
L'avocat de la partie civile est revenu sur le passé de l'Engissois, déjà condamné à de multiples reprises pour coups et blessures, et a demandé un dédommagement à hauteur de 5 000 €. "Les faits présentés ici ne sont que la face visible de l'iceberg. Cet homme est coutumier de la violence, même sur ses propres parents. Il ne supportait pas que madame ait une quelconque vie sociale et était jaloux maladif."
La substitut du procureur du roi a, de son côté, insisté sur l'ardeur avec laquelle le prévenu s'est attardé à rabaisser son ancienne compagne tout au long de l'audience. "C'est un schéma qu'on connaît bien dans les cas de femmes battues. Il y a une volonté d'humiliation à l'encontre de la victime."
Face à la gravité des faits, elle a requis 20 mois de prison ferme. L'avocate du prévenu, elle, a contesté toutes les préventions dont il était question et a demandé l'acquittement à titre principal, ainsi qu'un sursis probatoire à titre subsidiaire.
Jugement le 8 juillet.
L'Engissois comparaissait également pour avoir frappé ses voisins…
Fait assez rare lors de l'audience du tribunal correctionnel de Huy, le même prévenu a comparu deux fois le même jour. L'Engissois de 45 ans ayant battu son ancienne compagne à plusieurs reprises faisait également l'objet d'autres plaintes, déposées cette fois-ci par des voisins du prévenu. Les deux victimes auraient également subi le courroux du quadragénaire.
Dans les deux cas, l'homme serait allé chercher un couteau dans sa cuisine pour se battre armé face à son voisinage. L'une des deux altercations se serait terminée après que le prévenu ait entaillé le visage de la première victime, et que l'homme tailladé ait répliqué d'un coup de poing à l'arrière du crâne du prévenu.
La seconde, quant à elle, aurait été beaucoup plus longue. La seconde victime se serait fait traîner par le col de son vêtement et aurait subi des coups. Dans la panique, il aurait dégainé un spray au poivre et aspergé le prévenu.
Ici encore, les faits avancés par les parties civiles sont objectivés par des photos et certificats médicaux établis au moment des faits. Pour ce second dossier, le parquet a réclamé douze mois de prison ferme tandis que l'avocate du prévenu, de son côté, a demandé une nouvelle fois l'acquittement.
