Durham, le globe-trotteur, assume son rôle de leader
Le meneur américain doit assumer un rôle de leader au sein de l'effectif montois. Avec déjà un fameux bagage, derrière lui…
- Publié le 12-12-2020 à 06h36

Ces dernières heures, un thème a occupé toutes les discussions des amateurs de basket en Belgique, la BeNeLeague et son format pour le moins… complexe. Avant de migrer vers un format regroupant les équipes belges et néerlandaises, la saison 2020-2021, aussi particulière soit-elle par les circonstances sanitaires, doit aller à son terme.
Le contexte et le souhait de certaines équipes de ne pas jouer en 2020 rendent le championnat abscons. Certaines formations n'ont aucune rencontre à leur compteur de la phase de groupes, d'autres jouent déjà des matches de la seconde phase ce week-end. C'est le cas de Mons-Hainaut, en déplacement à la Côte, pour y affronter le ténor.
Dauphins d'Ostende, lorsque la décision de l'arrêt de la saison 2019-2020 a été prononcée en mars dernier, les Renards ont un statut à défendre et à confirmer. Si le budget a été revu à la baisse à cause du Covid-19, la direction montoise a pu attirer plusieurs joueurs américains, dont le meneur de 26 ans: Jabril Durham. Ce Texan n'a pas le "métier" de son prédécesseur Filip Adamovic mais possède les qualités pour guider les jeunes qui composent l'effectif hennuyer. "Le distributeur a ce rôle de relais du coach à assumer sur le terrain et cela ne me fait pas peur, assure Durham. J'espère apporter un maximum à l'équipe de par mon passif et mon expérience. C'est un championnat qui forme d'excellents jeunes et j'espère aider les talents de mon équipe à franchir un cap, je les prends sous mon aile.
"Coupé du monde" en Russie
Il faut dire que ce natif de DeSoto, dans le comté de Dallas, a déjà un sacré vécu derrière lui. Après avoir fait ses gammes en Arkansas, le meneur US a vécu sa première aventure en Europe en Suède, à Jämtland (Östersund), lors de la saison 2016-2017. Après son passage dans le pays scandinave où il a croisé Vedran Bosnic, actuel coach de Mons, Durham a évolué en Hongrie (PVSK-Veolia, 17-18), en Lettonie (VEF Riga, 18-19) et en Grèce (Rethymno Cretan Kings, 18-19). Mais c'est surtout son aventure en Russie qui a marqué sa carrière. "J'étais totalement coupé du monde. Ce n'était pas simple à vivre. Pour rejoindre la capitale (Moscou), il fallait effectuer huit heures de vol. Je dois dire que c'était vraiment particulier. Une expérience bizarre…"
Et pour cause, Vostok-65, le club dans lequel il évoluait avant de rejoindre le Hainaut, est localisé à Ioujno-Sakhalinsk, ville de l'Extrême-Orient, située à quelques centaines de kilomètres du Japon.
Le confinement et le fait de devoir rester chez soi n'ont donc rien d'une épreuve pour Durham, habitué à être isolé. "Je regarde beaucoup de films (rires). On ne peut pas faire grand-chose, à part espérer que la situation soit meilleure d'ici quelques semaines. L'impact du coronavirus est dramatique… À notre échelle, même si on ne peut guère se plaindre, il y a peu de matches, de grands breaks entre les rencontres, on s'entraîne beaucoup mais sans jouer, ce n'est pas simple à gérer. Il est difficile de se fixer des objectifs. C'est bateau de dire cela, mais il faut vivre au jour le jour et rester prêt mentalement."
Celui qui admire particulièrement Facundo Campazzo, meneur argentin qui a récemment rejoint Denver en provenance du Real Madrid, et Milos Teodosic, fer de lance du Virtus Bologne, espère vivre une expédition belge concluante avant de repartir à l'aventure, comme tout globe-trotteur digne de ce nom.
