Trois vaches mortes en deux ans après avoir ingéré des morceaux de canette: "On est dégoûtés"
Un couple d'agriculteurs de Néchin, dans l'entité d'Estaimpuis, a encore perdu une bête à cause de la stupidité humaine. Le vétérinaire est formel sur l'origine du décès.

- Publié le 05-09-2020 à 11h44

La bêtise humaine a encore frappé. Jeter ses canettes au bord des routes, c'est un acte aussi incivique qu'irresponsable, pas uniquement d'un point de vue environnemental. Les conséquences peuvent être dramatiques pour les animaux qui pâturent dans les prairies. En première ligne, les agriculteurs se sentent impuissants face à la multiplication du nombre de vaches mortes ces dernières années, après avoir ingéré des canettes.
Un éleveur de Néchin, dans l'entité d'Estaimpuis, vient d'en faire l'amère expérience la semaine dernière. Christinette, une jeune vache de deux ans et demi, venait de mettre bas pour la première fois. "Elle commençait sa vie de vache laitière et promettait une bonne production de lait," explique la fille du couple d'agriculteurs, Adeline Vandenberghe.
Mais cet heureux événement a sans doute précipité son décès, la faute à des morceaux de canettes et autres déchets présents dans son organisme. "En contractant ses muscles pour pouvoir pousser, cela a sans doute entraîné une perforation de son estomac. Pour le vétérinaire, la cause de la mort est clairement liée à l'ingestion de morceaux métalliques".
"Une perte affective et financière"
L'état de santé de Christinette s'est brutalement dégradé ce mercredi. Le vétérinaire venu l'ausculter n'a eu d'autre choix que de l'euthanasier pour abréger ses souffrances. Un déchirement pour la famille d'agriculteurs néchinois, véritablement dégoûtée du comportement de certains citoyens. " C'est horrible pour un agriculteur de perdre une bête dans de telles circonstances. Au-delà de la perte financière, on s'attache aussi fortement à ces animaux. Les gens jettent leurs canettes et autres déchets sans réfléchir aux conséquences de leurs actes. C'est déjà la troisième vache en deux ans que mes parents perdent ainsi," déplore Adeline Vandenberghe.
Sensibiliser dès le plus jeune âge
La jeune Estaimpuisienne, dont le mari est aussi agriculteur, est d'autant plus sensibilisée à cette problématique qu'elle porte la double casquette d'échevine de l'Environnement et d'enseignante. "L'éducation au respect de l'environnement doit commencer dès le plus jeune âge. Dans le cadre du plan local de propreté que l'on a mis sur pied, on est par ailleurs en train de réfléchir, avec des citoyens, à des mesures complémentaires en vue de lutter contre les dépôts sauvages."
