VIDÉO | Sous les yeux bienveillants et tendres des infirmiers de rue, dont le travail mérite un infini respect
On a profité du premier anniversaire de l'antenne liégeoise des "Infirmiers de rue" pour les suivre, jusqu'au chevet des sans-abri.

- Publié le 11-06-2020 à 18h23

Il y a des métiers qui forcent le respect. Les "Infirmiers de rue" font assurément partie de ceux-là. À l'occasion du premier anniversaire de l'antenne liégeoise de l'ASBL, on a pu suivre de près leur travail, tellement essentiel, au plus près des sans-abri.
On s'est faufilé dans le sillage plein de vie de Fanny Caprasse (25 ans), l'une des deux infirmières, et Romane Walin (21 ans), stagiaire sur le point de finir ses études d'infirmière.
On a pu observer les deux jeunes femmes durant l'une des nombreuses maraudes de l'association. On a pu être le témoin de leur bienveillance face aux plus démunis.
En découpant les images de notre reportage vidéo - voir en tête de l'article -, on a pu constater la tendresse de leurs gestes face à un public parfois tellement au fond du gouffre...
Personne ne peut être en bonne santé tant qu'il vit en rue
"La mission des infirmiers de rue, c'est de la réinsertion de personnes sans-abri en logement durable. On a une ASBL qui s'occupe des personnes les plus vulnérables en rue, qui n'ont plus la capacité de prendre soin de leur santé, qui ne vont plus avoir les ressources pour se mobiliser et se rendre dans les services pour faire leurs démarches médicales ou sociales", précise Fanny Caprasse, l'une des chevilles ouvrières du projet liégeois d'Infirmiers de rue avec Camille Delvoye et Gaïd Prigent - l'ASBL fait soit dit en passant partie des associations en lice dans le cadre de "Générations solidaires".
"Le principe, c'est que personne ne peut être en bonne santé tant qu'il vit en rue", plaide-t-elle. "Le principe du housing first est de réinsérer les gens directement en logement sans passer par les différentes cases d'urgence. On mise sur l'accompagnement social et médical intensif pour pouvoir vraiment faire en sorte que la personne puisse garder son logement le plus longtemps possible."
7 personnes en suivi intensif
Et Fanny d'évoquer les étapes préalables à la quête d'un toit: "On va essayer de mettre toutes les choses en place pour qu'elle puisse bénéficier d'un logement rapidement. Faire les démarches médicales, retrouver un médecin traitant, les accompagner à leurs rendez-vous médicaux, faire prendre des douches, mettre en place tout ce qui est carte d'identité, compte en banque... pour qu'elle puisse vraiment démarrer sur de bonnes bases avant d'avoir leur logement."
Le bilan des infirmiers de rue après un an d'existence à Liège? Il est positif aux yeux Fanny. "On est maintenant à sept personnes en suivi intensif, dont cinq qui sont en logement."
