ÉDITIONS DE L’AVENIR

Préaccords signés, format du journal revu

Préaccords signés, format du journal revu

Décision a été prise de repasser sur du demi-berlinois (NDLR: proche de l’actuel format), au lieu du berlinois, plus grand. Mieux vaut tard que jamais! © EdA - Jacques Duchateau

Assemblée générale du personnel de «L’Avenir» ce mercredi. Deux préaccords ont été signés, le nombre d’ETP est revu à la baisse, le format va repasser au demi-berlinois, quasi identique à l’actuel. Mais quid de la demande de sortir du périmètre de Nethys? Le point...

Après la signature de deux préaccords (lire ci-dessous), quid des autres revendications du personnel des Éditions de L’Avenir?

Pour rappel, le samedi 24 novembre, en page une, ce dernier interpellait le monde politique; une lettre ouverte leur demandant d’appuyer la sortie de L’Avenir du périmètre de Nethys, avec un portage temporaire de la Région, l’appui d’un opérateur industriel, d’investisseurs privés et d’une coopérative représentant les travailleurs.

«Maintenir cette demande ne paraît plus aussi opportun au regard de l’évolution des positions de notre actionnaire», répondent AJP et SDR (*).

«Depuis le rachat, en 2014, Nethys n’avait strictement rien fait, investi, pensé, ajoutent-elles. C’était même l’inverse: d’année en année, elle a refusé certaines propositions, pour en arriver voici un mois à un plan de restructuration drastique et un projet rédactionnel vague. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de voir notre actionnaire revenir à une certaine forme de raison.»

Carnage social revu à la baisse

Sur le plan social, d’abord, en revoyant à la baisse le «carnage social» annoncé, se félicitent AJP et SDR; «sur le plan du format du journal, aussi, où la décision a été prise de repasser sur du demi-berlinois (NDLR: proche de l’actuel format), au lieu du berlinois, plus grand. Mieux vaut tard que jamais.»

Dans la balance, aussi, l’assurance que les fonds destinés aux RCC (régime de chômage avec complément de l’entreprise, anciennement appelé «prépension») seront garantis, quoi qu’il arrive.

Mais aussi la promesse d’investissements: 6,5 millions en trois ans dans l’IT, les produits digitaux, l’optimisation de la gestion du marché des lecteurs, les formations, etc.

Bref, des avancées difficiles à nier: «Nous avons toujours été pragmatiques et rationnels, remarquent d’ailleurs AJP et SDR. Même si, pour l’heure, nous restons très prudents: cette bonne volonté doit se confirmer dans le temps. »

Directeur des rédactions: un problème à régler, absolument

À commencer par un projet rédactionnel clair à redéfinir et à élaborer «en faisant confiance aux équipes, qui ont prouvé toutes leurs capacités.»

À ce niveau, force est de constater qu’un problème persiste. «Ce projet rédactionnel ne pourra pas se construire autour du directeur des rédactions, en qui la rédaction n’a absolument plus confiance et qu’elle ne reconnaît d’ailleurs plus comme un interlocuteur pertinent.»

Une allusion au fait que le vendredi 26 octobre, une assemblée s’était quasi unanimement positionnée au sujet de Philippe Lawson et ne l’avait plus reconnu «comme interlocuteur pertinent dans le cadre de son travail quotidien» ni «dans le cadre des négociations en cours sur le plan social et la réorganisation des rédactions, ainsi que dans le cadre des choix techniques à opérer.»

Coopérative toujours d’actualité, conseil à revoir

À la clé, une motion publiée dans le journal et sur le site, et reconfirmée depuis, observent encore AJP et SDR. Qui précisent également avoir demandé à la direction de geler l’appel à candidature pour un poste de rédacteur en chef, dans l’attente d’être sorti de la zone de turbulence. Ce qu’elle a accepté.

«Il reste beaucoup de chemin à parcourir, et une confiance à rebâtir, concluent AJP et SDR. À ce niveau, et pour la sérénité future du pôle média, la composition du Conseil d’administration de L’Avenir devrait à terme être revue, pour être en phase avec l’ADN d’une entreprise de presse.»

Dans ce cadre, la création d’une coopérative reste plus que jamais d’actualité. D’autant que la revente du pôle Telco de Nethys, dont L’Avenir fait partie, est toujours sur les rails.

(*) AJP: Association des journalistes professionnels / SDR: Société des rédacteurs.