Ce qu'il faut savoir sur les mouvements de contestation en France ce samedi

Voici les derniers développements de la journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, à l'appel d'anciens gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants malgré l'interdiction de nombreux cortèges sur fond de forte tension.

Belga
Protesters take part in a demonstration "against racism, fascism and imperialism" on the sidelines of the Congress of the Far-right party Rassemblement National (RN), in Orleans, central France on October 24, 2026. Amid another Saturday of protests under tight security across France, Orleans is hosting the National congress of the Far-right party Rassemblement National and preparing for a record-breaking demonstration, on the eve of their first major campaign rally. (Photo by SIMON WOHLFAHRT / AFP)
Ce qu’il faut savoir sur les mouvements de contestation en France. ©AFP or licensors

Cette nouvelle journée à risque intervient une semaine après les violences et pillages du 17 octobre qui ont ébranlé l'exécutif et à seulement six mois de la présidentielle.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé vendredi soir que "le niveau de menace rest(ait) élevé", ciblant particulièrement "l'ultragauche" et "la délinquance".

Le 17 octobre, 550.000 personnes avaient défilé dans le pays, selon les autorités.

Appel des gilets jaunes pour une mobilisation le 31 octobre

Les gilets jaunes ont appelé à une journée de mobilisation pour "la défense des libertés publiques" le 31 octobre, avec rassemblements et sit-in devant l'Assemblée nationale et les mairies françaises pour dénoncer ce qu'ils qualifient de "dérive autoritaire" du gouvernement.

"Il y a une colère dans ce pays" qui "n'est pas entendue", selon la déclaration des gilets jaunes dénonçant "le mépris, le refus d'écouter, le mensonge et la répression" du gouvernement.

Paris: le parcours imposé par les autorités accepté par les organisateurs

Les organisateurs de la manifestation parisienne ont finalement accepté le parcours imposé par la préfecture de police, après le rejet par la justice de leur recours contre ce tracé.

"On prend nos responsabilités, on ne veut pas faire courir de risques aux manifestants", a souligné Badiaa Souidi, secrétaire générale de la CFDT Ile-de-France.

La préfecture de police avait imposé vendredi un parcours de la Porte d'Italie à la Porte de Vincennes, en lisière de Paris, alors qu'elle avait précédemment accepté un tracé entre les places de la Bastille et de la Nation.

Incendie de la mairie de Limoges: deux hommes écroués

Deux hommes, âgés respectivement de 34 ans et 66 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après l'incendie de la mairie de Limoges, pendant la mobilisation du 17 octobre.

Le trentenaire est fiché S pour son appartenance présumée à l'ultragauche radicale et connu pour des violences sur un policier lors d'une manifestation passée dans la Creuse, selon les autorités.

Couvre-feux pour mineurs non-accompagnés prolongés et étendus dans le Nord

Les couvre-feux pour les mineurs non accompagnés en vigueur depuis lundi soir à Lille et dans trois autres villes du Nord (Denain, Douai et Wattignies) ont été prolongés et étendus à de nouvelles communes (Marly et Valenciennes) jusqu'à lundi matin.

Lille a été particulièrement touchée par les débordements violents et les pillages de commerces le week-end dernier. La préfecture a recensé 88 établissements dégradés à Lille le 17 octobre, dont 25 pillés et deux incendiés.

Lyon: 150 personnes rassemblées près d'une université

Un rassemblement d'environ 150 personnes à proximité de l'université Lyon 3, qui se trouvait à la limite du périmètre au sein duquel la préfecture du Rhône a interdit tout attroupement samedi, a été rapidement dispersé par les forces de l'ordre samedi matin.

Ces dernières ont effectué plusieurs tirs de grenades lacrymogènes un peu avant 11H00 pour disperser le groupe réuni dans le cadre de l'appel à la journée d'action contre la vie chère, alors que les manifestants venaient de se mettre en travers de la rue pour bloquer la circulation.

Photographe blessé à Paris: enquête de la "police des polices"

Le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête confiée à l'IGPN, la "police des polices", concernant un photographe grièvement blessé par un "tir de grenade" policière lors de la manifestation du 17 octobre à Paris.

Bouches-du-Rhône: suspension partielle d'un arrêté interdisant les manifestations

Le tribunal administratif de Marseille a partiellement suspendu l'arrêté préfectoral interdisant toute manifestation dans les Bouches-du-Rhône en autorisant finalement des rassemblements dans quelques villes du département.

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