Nouvelle demande de permis pour la réhabilitation de l'ancienne piscine de Salzinnes : une étude de 40 pages consacrée à la mobilité
Une nouvelle demande de permis d'urbanisme pour la réhabilitation de l'ancienne piscine est à l'enquête publique.

- Publié le 05-06-2026 à 06h00
- Mis à jour le 05-06-2026 à 08h05

Deuxième chance pour le promoteur Unibriks qui a acquis l'ancienne piscine de Salzinnes pour quelque 1,8 million€. En août dernier, il avait introduit une première demande de permis pour réhabiliter le bâtiment érigé en 1957.
Le projet prévoyait notamment la création d'un bassin de petite taille destiné aux futurs habitants et aux riverains, ainsi que la création de 32 appartements, 50 chambres d'appart-hôtel et 75 logements étudiants. Sans remettre en cause le projet, la Ville avait toutefois émis un avis défavorable pour plusieurs motifs techniques, notamment en matière de mobilité. La Région avait suivi et décidé de ne pas délivrer le permis.
Par l'intermédiaire de sa filiale Bricks and Leisure Vastgoed, le promoteur vient d'introduire une seconde demande de permis, soumise à enquête publique jusqu'au 16 juin. Les grandes lignes du projet restent inchangées.
En revanche, la question de la mobilité, et singulièrement du stationnement, a été largement approfondie, comme en témoigne une note d'évaluation versée au dossier.
Usage réduit
Selon les conclusions de cette étude d'une quarantaine de pages, le projet "aura un impact limité sur les riverains". En matière de mobilité, il est même question d'un impact "très limité" puisque la nouvelle destination du bassin salzinnois augmenterait de moins de 3% le flux de véhicules aux heures de pointe.
Au-delà des hypothèses retenues dans l'étude pour en arriver à ces conclusions, l'élément le plus déterminant est sans conteste la localisation même du projet, à proximité du centre-ville et ses infrastructures multimodales. "L'accessibilité à pied, vélo ou transport en commun du projet est assurée. Ces éléments sont de nature à diminuer l'usage de la voiture et donc le besoin en stationnement qui sera lié aux futurs occupants et leurs visiteurs."
36 emplacements de parking
Il ressort de cette approche que les besoins en stationnement sont évalués à 36 emplacements pour voitures et 140 places pour vélos.
Selon la notice, "le programme résidentiel vise principalement un public de primo-acquérant ou de jeunes locataires (jeunes travailleurs ou doctorants), profils pour lesquels le taux de motorisation est structurellement plus faible que la moyenne régionale". D'autre part, les étudiants koteurs avec un véhicule sont jugés peu nombreux. Ceux-ci devraient, en toute logique, se tourner vers des parkings malins gratuits ou profiter d'une offre d'abonnement proposée pour le parking P + R de Namur Expo.
Enfin, le promoteur a passé une série d'accords pour bénéficier de places de stationnement dans les parkings du BEP ou de la SNCB, où pourront se diriger les clients de l'hôtel. La présence de véhicules partagés a proximité est également mise en avant.
Quant au report du stationnement sur la voirie, il est jugé très limité en raison du public visé et du régime de zone bleue en vigueur dans le quartier, qui limite la durée de stationnement à trois heures.
Le seul bémol observé concerne l'accessibilité piétonne autour du site. "Il serait dès lors recommandé de veiller à la continuité des trottoirs et d'ajouter un passage pour piétons qui permet de rejoindre le parking public de la place André Ryckmans, à noter qu'il s'agit du domaine public", pointe encore l'étude.
