Un homme suspendu à la citadelle de Dinant pour protester contre la démolition de sa cabane (Vidéo)
Jeff s'est suspendu aux rochers de la citadelle de Dinant pour réclamer une grâce royale. Il refuse de démonter sa cabane écolo construite sans permis à Freyr.

- Publié le 08-05-2025 à 13h02
- Mis à jour le 08-05-2025 à 16h30
MISE A JOUR à 15h55 : dans sa lettre de revendication transmise à la presse, Jeff retrace son histoire (lire notre article ci-dessous) et en appelle à la grâce royale pour le maintien de sa cabane. On apprend par ailleurs qu'une ultime tentative de négociation aura lieu à 16h.
MISE A JOUR à 15h15 : Jeff a remis sa lettre de revendication à la presse. Il est entré en contact très brièvement avec les négociateurs avant de regagner son perchoir.
MISE A JOUR à 14h : les négociateurs de la police fédérale viennent d'arriver à Dinant. Ils participent actuellement à un briefing avec les services de secours locaux. Pendant ce temps, Jeff rédige une lettre de revendication à destination de la presse.
MISE A JOUR à 13h30 : Patrice Liétart, le porte-parole de la zone de secours Dinaphi, fait savoir qu'un groupe d'intervention et un négociateur de la police fédérale sont en route pour Dinant.
Il est 10h30 à Dinant ce jeudi. Le soleil grimpe doucement dans le ciel, et Jeff aussi. Mais lui, c'est à la citadelle qu'il monte, cramponné aux rochers, suspendu à ses convictions écologiques.
Ce sont des passants qui, les premiers, donnent l'alerte. Pompiers du Grimp et police arrivent sur place. Au-dessus de leurs têtes, Jeff, bien campé dans son harnais, affiche une revendication : "Je veux une grâce royale pour ne pas démonter ma cabane à Freyr."
Un vœu plus politique que poétique, même si le décor s'y prête. Car derrière cette scène se cache une histoire bien réelle. Celle d'un Dinantais qui, il y a quelques années, a bâti de ses mains une cabane 100 % écolo. Ni vis, ni béton, ni permis. La nature, oui. L'urbanisme, non. Et le couperet est tombé : d'ici le 1er juillet, il devra démonter son havre de paix. Le tribunal a tranché. Jeff, lui, ne décolère pas. Ni ne redescend.

Pas un coup d'essai
Ce n'est pas la première fois que Jeff joue les hommes volants sur les hauteurs dinantaises. Il connaît les rochers comme d'autres leur canapé. Mais cette fois, il va plus loin : vers midi, il rompt tout contact avec les pompiers et les policiers et entame une grève de la faim. Pas question de redescendre sans promesse, sans espoir, sans grâce. "C'est sa vie qu'il met en danger à ce moment-là. On doit bien faire quelque chose," commente un membre des forces de l'ordre, inquiet de voir la situation s'enliser.
À ce stade, un négociateur est appelé, prêt à tenter de renouer le dialogue. Et si Jeff persiste à rester perché, la police fédérale pourrait être sollicitée. Mais personne ne veut brusquer l'oiseau récalcitrant.
Pompiers en vigilance, pas en confrontation
"On est déjà intervenus pour cette personne," explique Frédéric Bourdouxhe, lieutenant à la zone Dinaphi. "Une douzaine de pompiers sont sur place. On intervient pour sécuriser le site et les passants. Ce n'est pas une personne agressive, mais on ne sait jamais comment ça peut évoluer. On est là pour la sécurisation, pas pour déloger ou blesser quelqu'un."
