Pour rembourser une dette liée à la drogue, ils volent plus de 5.000 bouteilles de vin chez un caviste
Le montant du vol dépasse les 50.000 euros.
- Publié le 18-06-2026 à 17h02

Trois hommes comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Mons après le détournement de plus de 5.000 bouteilles de vin, pour un préjudice dépassant les 50.000 euros. Le principal prévenu affirme avoir agi sous la pression de trafiquants afin d'éponger une dette de stupéfiants.
C'est un dossier pour le moins insolite qui a été examiné par le tribunal correctionnel de Mons. Trois hommes sont poursuivis pour le vol de 5.123 bouteilles de vin dans une entreprise de La Louvière, durant l'été 2024. Selon l'enquête, les bouteilles auraient servi à rembourser une dette liée aux stupéfiants.
L'affaire débute lorsque le dirigeant de la société découvre un manque de plus de 50.000 euros dans sa comptabilité. En visionnant les images des caméras de surveillance, il constate qu'une cinquantaine de vols ont été commis au sein de son entreprise. À chaque fois, le même employé était de service.
Le travailleur est rapidement identifié comme le principal suspect. Il comparaît aux côtés de deux complices présumés, accusés d'être venus, à bord d'une camionnette, charger les caisses de vin avant de les écouler.
Il passe aux aveux
Confronté à son employeur, l'employé est finalement passé aux aveux. Lors de son audition, il a expliqué avoir agi sous la pression de plusieurs individus. Il a détaillé le rôle de chacun des prévenus, affirmant que les deux autres se chargeaient de revendre les bouteilles. Selon ses déclarations, il cherchait ainsi à rembourser une dette contractée dans le cadre d'une consommation de stupéfiants. L'un des coprévenus reconnaît d'ailleurs avoir servi d'intermédiaire pour recruter le troisième homme.
Le ministère public a requis une peine de 20 mois de prison à l'encontre de l'employé et trois ans d'emprisonnement contre les deux autres prévenus, déjà bien connus de la justice.
La défense de l'employé a sollicité une peine de travail, soulignant que son client a entrepris de reprendre sa vie en main. "Il n'est pas totalement abstinent, mais il est aujourd'hui en couple et sa compagne attend un enfant", a plaidé son avocat.
Les conseils des deux autres prévenus ont, pour leur part, demandé un sursis probatoire. Tous deux sont actuellement détenus dans le cadre d'une autre affaire.
Le parquet estime toutefois qu'une peine ferme et dissuasive s'impose au regard de l'ampleur du préjudice et de la gravité des faits.

