Bilan mitigé pour le festival LTBR à Vielsalm: "La qualité était là, mais c'est difficile de faire bouger les gens"
Le festival LTBR 2026 vient de se tenir. Un retour aux sources de qualité, une belle ambiance qui aurait mérité des spectateurs en plus. On dresse le bilan avec l'organisateur, tout en ayant pris la température chez les spectateurs.
- Publié le 05-06-2026 à 06h00

Samedi soir, parc de Vielsalm. Il est 19 h, nous sommes le second jour du festival LTBR. La soirée débute. Le public n'est pas encore là en masse. La finale de la Ligue des champions et le match de Raphaël Collignon à Roland-Garros n'y sont sans doute pas étrangers. Les alertes météo également. Heureusement pour ce public et les organisateurs, on enregistrera certes quelques gouttes, mais sans conséquence sur l'ambiance.
"Sympa"
Au fil de la soirée, ces spectateurs arrivent. Certains spécifiquement pour un concert, d'autres pour partager un beau moment musical. Il y a des habitués, présents depuis les premières organisations et il y a ceux qui découvrent le festival, à l'instar de Valérie. Elle confie, à l'issue de sa soirée: "C'était très agréable, un peu hors du temps et dans un état d'esprit relax. On a assisté à de belles prestations, on est replongé dans notre adolescence et ça fait du bien ! Les trois groupes de ce samedi soir ont été excellents et quand ils font chanter le public, c'est vraiment sympa ! Le tout avec une météo qui a contribué à la réussite."
"Mort de la musique !"
En voulant revenir à ses fondamentaux, à ses soirées d'origine, les membres de l'ASBL LTBR faisaient un pari: celui des covers et non plus de vedettes. "La qualité était là. Nous avons reçu de nombreuses félicitations et le public a apprécié ce retour aux sources, jugé plus familial, plus sympa, plus convivial", souligne le boss du festival, Alain Durbu. Son équipe et lui n'ont pas ménagé leurs efforts pour proposer, en effet, du bon, du très bon en terre salmienne au cours de ces deux soirées. Soirées qui auraient bien enduré quelques centaines de spectateurs en plus. "Effectivement, il y avait trop peu de monde à notre goût. C'est difficile de faire bouger les gens", enchaîne-t-il.
Pourtant, on ne peut reprocher un manque de professionnalisme aux organisateurs, bien au contraire. L'enjeu dépasse largement les frontières de Vielsalm et l'exemple du LTBR. Le chanteur du groupe Arnomatic, qui reprenait les standards d'Arno et de son légendaire groupe TC Matic, le notera sur scène. S'adressant au public et invitant les organisateurs sur scène, il lance: "Il y a encore des gens passionnés qui ont le courage de donner de leur temps pour la musique, pour ces festivals comme ceux-ci. On sait tous que les temps sont difficiles, mais il faut venir sans quoi ce sera la mort de la musique !" Alain Durbu, lui, donne rendez-vous à tous en 2027, pour une quinzième édition qui sera, suivant ses dires, calquée sur celle de cette année.
