Projet de parc éolien à Mont-le-Soie : le permis unique a été octroyé pour 5 éoliennes d'une hauteur maximale de 250 m
Le recours déposé, contre le refus de permis, par les promoteurs a été jugé recevable. Le collège communal de Vielsalm a pris acte de la décision du ministre wallon du Territoire d'octroyer le permis, ce lundi. L'Envol du Rond-Chêne a décidé d'introduire un recours au Conseil d'État.

- Publié le 26-10-2026 à 17h04
- Mis à jour le 26-10-2026 à 17h07
Le permis unique sollicité par la société Luminus, la SRL Renner Énergies et la société coopérative Courant d'air pour la construction et l'exploitation de cinq éoliennes en forêt non loin de Mont-le-Soie (Vielsalm) a été octroyé par le ministre wallon du Territoire, François Desquesnes.
L'arrêté ministériel, pris le 15 octobre, précise que le recours introduit par les promoteurs contre la décision du 5 janvier 2026, des fonctionnaires technique et délégué, de refuser le permis unique, a été jugé recevable et que, par conséquent, la décision querellée est infirmée.
"Le permis vient en effet d'être délivré par le ministre compétent, confirme Martine Moreau, porte-parole de Luminus. Ce projet porte sur la construction de cinq éoliennes, dont quatre sur terrains communaux, d'une hauteur maximale de 250 m, de 7 MW chacune. La production attendue avoisine les 97 GWh par an, soit la consommation de 26 000 ménages. La délivrance du permis constitue une étape majeure pour ce projet, qui combine production d'énergie renouvelable et participation citoyenne."
Le collège a pris acte de la décision
L'annonce de l'octroi du permis a été accueillie favorablement par le bourgmestre de Vielsalm, Elie Deblire. "Le collège a pris acte ce lundi 26 octobre de la décision du ministre sur le recours et l'affichage a été effectué dans la foulée. Le dossier a été réétudié à la lumière des compléments apportés par les promoteurs. Des compensations supplémentaires ont été apportées en tenant compte des observations du fonctionnaire technique."
Le bourgmestre rappelle que le collège n'a jamais caché ses intentions de favoriser l'implantation d'éoliennes sur des terrains communaux. "Ce projet a été soutenu car on peut en avoir la maîtrise. Les différentes conditions posées par le collège ont été respectées, à savoir le bridage acoustique et visuel, l'ombrage, la conduite de la ligne électrique ainsi que les retombées financières pour la commune. La participation d'une société coopérative, à l'écoute des citoyens, est de nature à nous apaiser."
Un projet controversé
Selon Elie Deblire, l'implantation en forêt est le seul aspect négatif, tout en sachant que cette forêt, composée essentiellement de résineux, n'a pas été jugée particulièrement exceptionnelle. "Ce dossier n'a pas été facile à mener à bien car les projets éoliens sont souvent controversés. C'est la raison pour laquelle de nombreuses conditions ont été posées", conclut-il.
Dans le cadre de l'enquête publique, pour rappel, plus de 3000 courriers, dont 2 000 défavorables au projet, avaient été déposés. Une pétition en ligne avait, par ailleurs, recueilli 900 signatures. Le porte-parole de l'association de fait "L'Envol du Rond Chêne", opposée à l'implantation d'éoliennes en forêt, a été très surpris par la décision ministérielle. "Nous ne comprenons pas cette décision et nous allons poursuivre notre combat contre ce projet de parc éolien en forêt. Un recours sera introduit au Conseil d'État."
Réunir le CA à Mont-le-Soie
Du côté du Centre européen du cheval de Mont-le-Soie, l'étonnement et la déception sont également de mise. "Nous avions demandé le retrait de l'éolienne numéro 5 car nous ne voulions pas que le centre équestre soit encadré par deux mâts, rappelle Didier Serteyn, administrateur délégué. Or, dans le projet modifié par les promoteurs, à ma connaissance, elle y figure toujours. Je vais réunir le Conseil d'Administration afin de prendre une décision sur un éventuel recours au Conseil d'État en concertation avec l'Envol du Rond-Chêne."
