Championnat de Belgique de dégustation de vin à l'aveugle à Redu : devinez qui a remporté le concours ?
Derrière chaque verre s'est caché un véritable exercice d'observation, de déduction et de concertation entre coéquipiers lors des championnats de Belgique de la spécialité qui se sont joués à Redu (Transinne) le week-end dernier.
- Publié le 18-06-2026 à 20h00

Une quinzaine d'équipes venues de Belgique mais aussi de France avaient rendez-vous dimanche dernier au musée Mudia de Redu (Libin) pour la finale du championnat de Belgique de dégustation de vin à l'aveugle, organisée par la Wine tasting league.
Après huit manches disputées tout au long de la saison, seules les quinze meilleures formations avaient décroché leur qualification pour cette ultime épreuve.
L'équipe du coin termine 10e
Parmi elles figurait notamment une équipe régionale composée de Mathieu Schiltz (Libramont), Mathieu Rockens (Libin) et Olivier Georges (Marche-en-Famenne).
Comme les autres concurrents, le trio a dû identifier une série de vins en se basant sur leur apparence, leurs arômes et leurs caractéristiques gustatives. "Chacun a réalisé d'abord sa propre analyse, noté ses impressions, puis on a mis tout en commun, explique Mathieu Schiltz. On a confronté nos idées et on a essayé d'arriver à une conclusion commune".
Un travail collectif indispensable. "Sur les vins rouges, on était rapidement d'accord et on a marqué des points, poursuit le Libramontois. Sur les blancs par contre, c'était beaucoup plus compliqué".
Son équipe termine finalement à la dixième place. "En regardant les résultats, on s'est rendu compte qu'on avait plusieurs bonnes réponses que l'on a modifiées au dernier moment. Si on avait gardé nos premiers choix, on serait montés sur le podium".
La moitié du travail rien qu'à la vue et à l'odorat
Au-delà du classement, la compétition illustre surtout l'exigence de la dégustation à l'aveugle. "Ce n'est pas un don, précise ce passionné. Tout le monde peut apprendre, mais il faut bien évidemment aimer le vin et beaucoup s'entraîner. J'ai suivi six années de cours d'œnologie et cela demande aussi beaucoup de mémoire. Avec Mathieu Rockens, c'était seulement notre deuxième saison dans les concours. Olivier nous a rejoints cette année et il a déjà participé à des championnats de France et même à des championnats du monde. Il nous a apporté beaucoup, notamment au niveau de la théorie et de certains repères qui permettent d'identifier les vins".
Car avant même la dégustation, les concurrents s'appuient sur de nombreux indices. "La vue et l'odorat représentent déjà 50 % du travail, assure-t-il. La couleur du vin, ses reflets ou encore ses arômes permettent d'orienter l'analyse. Ensuite, le goût vient confirmer ou non cette première impression".
Malgré une finale en deçà de leurs attentes, les trois amis ne vont pas en rester là. "On adore le vin et on aime aussi l'esprit de compétition, souligne Mathieu Schiltz. Nous allons donc continuer en ce sens et tenter de faire mieux sur d'autres compétitions."
