PHOTOS | Eric Rose glisse pour le handisport
Eric Rose descendra la Meuse en paddle au mois de mai. Le Villersois compte récolter des fonds pour les handisportifs.
- Publié le 31-01-2021 à 17h26

Parcourir 135 kilomètres en paddle sur la Meuse, c'est le défi que s'est lancé un habitant de Vaux-et-Borset. Au mois de mai, Eric Rose, ancien militaire à la retraite, passera quatre jours sur sa planche, pagaie à la main. À travers ce challenge, il souhaite récolter des fonds au profit du handisport.
"Suite à des soucis de santé et de lourdes opérations, j'ai été contraint de changer mes habitudes sportives. Je me suis donc mis au stand up paddle il y a cinq ans, confie le Villersois. Si j'ai pu récupérer un maximum et continuer à faire du sport, ce n'est pas le cas de tout le monde. Alors, pourquoi ne pas me rendre utile et aider ceux qui n'ont pas eu la même chance que moi, tout en faisant ce que j'aime."
Eric Rose a déjà contacté le centre de revalidation d'Esneux, qui intègre le sport dans la revalidation des personnes en situation de handicap, pour lui faire part de son projet. "J'avais déjà participé au jogging d'Esneux. J'avais été marqué par la performance de personnes à mobilité réduite qui faisaient du vélo couché. J'aimerais permettre à plus de gens d'être accompagnés par le sport", soutient-il.
Quinze écluses à contourner
En mai, le sportif démarrera de Heer, à la frontière française, et terminera son périple à Petit-Lanaye, près des Pays-Bas. Un parcours en plusieurs étapes. "Je pense parcourir 45 kilomètres jusque Jambes la première journée, puis, m'arrêter dans les environs de Huy pour la deuxième escale. Ensuite, on verra. Ça peut encore évoluer, suivant la météo."

Il n'emportera avec lui que le strict nécessaire: sa planche, une tente, un sac de couchage et de quoi survivre pendant ces quatre jours. Pour l'instant, pas de stress.
"J'ai déjà fait des distances de 35-40 kilomètres sans souci l'année dernière donc je suis assez confiant. La principale difficulté, ce sera de contourner les quinze écluses sur le trajet", indique Eric Rose. Interdiction de les franchir en paddle, il devra donc sortir de l'eau à plusieurs reprises. "Pour le reste, ça devrait aller. J'ai une bonne préparation musculaire!"
"Il faut évidemment être bien préparé"
À presque 57 ans, Éric Rose garde la forme. Depuis un mois, il s'entraîne régulièrement. Au paddle, mais pas que: course à pied, fitness, natation… tout y passe. Une préparation intensive, mais nécessaire. "Il faut évidemment être bien préparé. Il y a quand même 135 kilomètres à couvrir, ce n'est pas rien. Et beaucoup de muscles travaillent lorsqu'on fait du paddle", prévient le Villersois.

Mais ce dernier connaît son corps et n'en est pas à ses débuts sportifs. "Avant d'être opéré du dos et du talon d'Achille, je faisais du badminton en compétition. J'ai également fait pas mal de trails. Et puis, j'ai travaillé pendant 25 ans au service de sport et survie de l'armée. Je faisais donc beaucoup de sport et je me rendais tous les jours au travail à vélo", indique Éric Rose.
Sur des canaux, des lacs, des cours d'eau…
S'il est actuellement interdit de s'entraîner sur la Meuse, en raison de son trop haut débit, l'ancien militaire ne manque pas de cours d'eau sur lesquels naviguer. Même s'il doit parfois rouler quelques kilomètres avant de monter sur sa planche.
"Je m'exerce principalement sur le canal de Louvain. Il n'y a pas de courant, c'est plat, donc c'est vraiment l'idéal, explique le sportif. Je teste aussi d'autres endroits comme le lac de Butgenbach, dans la province de Liège."
Et quand les intempéries diminueront, il recommencera les entraînements plus près de chez lui, à Bas-Oha, "environ deux à trois fois par semaine".