Namur: un violeur en série écope de 16 ans de prison devant la cour d'appel de Liège
Cinq victimes ont subi pendant des années la perversité d'un prédateur sexuel qui se montrait violent, insultant, menaçant et humiliant.
- Publié le 26-10-2026 à 15h25
- Mis à jour le 26-10-2026 à 16h10

La cour d'appel de Liège a condamné Angelo Iuliano, un homme de 49 ans aujourd'hui domicilié à Champion, à une peine de 16 ans de prison ferme. Il était poursuivi pour des viols commis sur cinq victimes, dont deux mineures d'âge, ainsi que pour des traitements inhumains et dégradants, des coups et des menaces.
En première instance, le tribunal avait retenu l'ensemble des préventions et l'avait condamné à 16 ans de prison, tout en ordonnant son arrestation immédiate.
La cour d'appel a confirmé cette peine et retenu toutes les préventions à charge de l'intéressé. Le condamné, qui a refusé de comparaître, n'était pas présent pour entendre la sentence. Il était représenté par son avocat.
L'homme a commis des viols particulièrement sordides dans plusieurs villes où il a séjourné, notamment à Liège et à Saint-Hubert, entre octobre 1999 et novembre 2021.
Devant la cour d'appel de Liège, le quadragénaire a été reconnu coupable de dix-neuf préventions, dont les descriptions sont "sordides" et "abjectes", selon les propres termes de son avocat.
Le 13 novembre 2021, une voisine a déposé plainte contre Angelo Iuliano pour les nombreux viols qu'il lui avait fait subir.
Ce dernier avait adopté un comportement de prédateur. Il s'était d'abord montré particulièrement avenant, proposant notamment de rendre des services. Après s'être insinué dans la vie du couple, il avait contraint la dame à subir des viols.
Il avait utilisé la ruse et les menaces pour parvenir à ses fins. Selon plusieurs victimes, l'individu se montrait de plus en plus agressif, menaçant et dégradant au fil du temps.
Deux victimes enceintes
L'homme a également fait usage de violences, notamment en portant des coups de ceinture à plusieurs de ses victimes. Il les a forcées à boire son urine et aurait également voulu les contraindre à manger des déjections.
Deux de ses victimes sont tombées enceintes à la suite des viols. L'une d'elles a subi une interruption volontaire de grossesse.
C'est lorsqu'Angelo Iuliano a évoqué son intention de contraindre la seconde à manger les déjections de l'enfant issu de ces viols que celle-ci a décidé de dénoncer les faits qu'elle subissait.
La plainte de cette voisine a permis de découvrir des messages orduriers et menaçants envoyés par le suspect.
L'homme a également attaqué la dame en diffamation, mais il a été débouté et condamné à verser une indemnité de procédure à ses anciens voisins.
Un expert psychiatre a décrit une personnalité"hautement manipulatrice", présentant un risque de récidive particulièrement inquiétant et une "organisation psychique perverse et sadique". Selon lui, "une prise en charge ne pourrait être envisagée".
Angelo Iuliano a dénoncé une cabale et contesté l'ensemble des viols qui lui étaient reprochés.
La cour a rejeté ses arguments et estimé que tous les faits étaient établis. Elle a également ordonné son arrestation immédiate.
