Rixensart: Bernard Remue quitte AP-MR et devient conseiller indépendant
Bernard Remue dit ne plus se reconnaître dans la manière de fonctionner du principal parti de la majorité. Il votera désormais à la carte.
- Publié le 18-06-2026 à 20h01
- Mis à jour le 18-06-2026 à 20h02

Figure bien connue de la politique à Rixensart, Bernard Remue a démissionné du groupe AP-MR (Alliance pluraliste-MR), le premier parti de la majorité rixensartoise. Il siégera désormais comme indépendant. Sa décision fera l'objet d'une prise d'acte lors du conseil communal du 24 juin. Le conseiller avait annoncé son retrait dans une lettre le 7 juin déjà.
Contacté par "L'Avenir", il explique sa décision à cause d'"une gestion du groupe AP-MR qui ne [lui] convient plus".
"Il y a eu plusieurs mesures prises par la majorité avec lesquelles je n'étais pas d'accord, explique-t-il sobrement. Malheureusement, je n'ai pas pu exprimer mon point de vue. Il n'y avait plus de débat possible.Quitter l'AP-MR n'a pas été facile. J'ai été parmi ceux qui ont créé ce groupe politique. C'était du temps de Jean Vanderbecken (bourgmestre de 2006 à 2017, décédé en 2017)."
Bernard Remue siège au conseil communal depuis 25 ans. Sous les trois dernières législatures, il fut également échevin des Travaux. Lors des élections communales de 2024, il poussait la liste AP-MR et fit le 6e score de ce groupe.
Il votera "dans l'intérêt des Rixensartois"
Le nouvel indépendant explique qu'il votera "dans l'intérêt des Rixensartois", c'est-à-dire en fonction de la qualité des dossiers présentés. Il ne sera donc ni dans la majorité, ni dans l'opposition.
Au sein de l'AP-MR, "on prend acte de la volonté de Bernard Remue de siéger comme indépendant" sans plus de commentaires, comme le signale l'échevin de la Communication, Gaëtan Pirart.
Le point n'est pas tout à fait anodin. En effet, cette majorité rixensartoise a connu des soubresauts dernièrement. Pour rappel, au lendemain du scrutin de 2024, elle était composée de la liste AP-MR d'inspiration libérale (12 élus), de SolidaRix d'inspiration socialiste (3 élus) et de DéFI&Citoyens (2 élus). Elle comptait donc 17 élus sur 27.
En mars dernier, l'AP-MR et SolidaRix ont eu une divergence de vue sur la situation financière du CPAS. En conséquence de quoi, les 3 élus de SolidaRix ont rejoint l'opposition. L'AP-MR et DéFI&Citoyens ne comptaient plus alors que 14 sièges, soit la majorité mathématique. Possible mais peu confortable.
En avril, deux conseillers appartenant autrefois au groupe d'opposition Proximité mais devenus indépendants ont accepté de venir la soutenir de l'extérieur. Il s'agissait de Michel Coenraets (démissionnaire de Proximité en août 2025) et de Thierry Bennert (démissionnaire de Proximité à ce moment-là, en avril 2026).
Un deal prévoyait que M. Bennert prenne la présidence du CPAS. Mais cette nomination de même que la question de la signature d'un nouveau pacte de majorité ont suscité des débats juridiques. Ceux-ci sont toujours ouverts à l'heure actuelle.
