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Des exploitations plus durables

"J'ai beaucoup d'empathie pour les agriculteurs, explique Thérèse Snoy, 3e suppléante à la Chambre. Contrairement à ce qui se dit, nous ne sommes pas contre les agriculteurs.

N.M.
Des exploitations plus durables
©EdA

Ce que l'on souhaite, c'est une autre agriculture qui ne dépende pas du système agroalimentaire existant. Car oui, on impose aux agriculteurs ce qu'ils doivent produire et même la méthode. Nous ne défendons pas que le bio, que le maraîchage. Ce qui importe pour nous, c'est d'avoir des exploitations diversifiées et le grand défi, c'est d'être moins dépendant du secteur agroalimentaire en transformant soi-même ses produits. Je pense qu'il faut sortir de la logique industrielle. Oui, ils sont pointés du doigt, notamment quand ils sortent les pulvérisateurs et pour moi, pulvériser, ce n'est pas le problème. Il faut trouver des alternatives et supprimer petit à petit les pesticides. Il faut tendre vers le danger minimum. Par rapport aux produits qui viennent de l'étranger et qui ne respectent pas nos règles, il faut imposer des taxes. Et pour les subsides européens, il faut les réorienter vers les exploitations durables afin de favoriser les meilleures pratiques."

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