Clémentine Célarié à l'affiche de "Enquête en famille" ce soir sur La Une: "C'est une série populaire et ça me plaît"
Depuis qu'elle a joué le rôle de Noémie (une femme en rémission d'un cancer qui attend de nouveaux résultats d'analyse) dans Les Randonneuses en 2023, les rôles à la télévision s'enchaînent pour Clémentine Célarié. En ce début 2025, elle est à l'affiche de deux fictions diffusées sur La Une : Enquête en famille (diffusion dès ce jeudi 10 avril) et Mémoire vive (la date de diffusion n'est pas connue).
- Publié le 10-04-2025 à 07h00

Dans la première, assez amusante, elle incarne Claire qui, avec son époux Philippe Rochette (Bernard Le Coq), ne peut s'empêcher d'intervenir dans les enquêtes de leur fille Charline (l'actrice belge Naïma Rodric). Dans la seconde, elle incarne Esther Lefèvre, une ancienne greffière frappée par la maladie d'Alzheimer qui se transforme... en tueuse en série! Elle nous en parle avec la passion et l'énergie qui la caractérisent.
Clémentine, ce sont deux rôles en or que vous avez déniché là…
Oui, c'est vrai ! Ce sont deux séries policières qui sortent un peu des rails. Mais j'aime ce qui est différent, drôle, original, un peu excessif. Ce que je trouve beau dans Mémoire vive, c'est de célébrer le combat contre la maladie tout en cherchant à faire le bien en tuant une série de criminels par solidarité avec une jeune femme… J'aime aussi ce décalage, ce petit côté anglais, que l'on retrouve aussi dans Enquête en famille.
Qui est réalisée et produite par l'ex-Nul Dominique Farrugia…
Oui, et cela a été déterminant dans mon choix. Je l'avais déjà rencontré pour un film que j'avais écrit mais qui ne s'est jamais fait. C'est un homme merveilleux, intelligent, drôle, à l'écoute… Il a réalisé les deux premiers épisodes. Mais ce que j'aime aussi, c'est que ça parle de gens comme tout le monde. Ce sont des quincailliers bretons qui sont obsédés par le métier d'inspectrice de leur fille et les histoires policières. Ils sont hyperintrusifs, mais avec l'excuse que c'est leur passion. C'est une série populaire et ça me plaît car d'habitude dans les séries, j'ai des maris très riches, des maisons très grandes, plein de voitures… et ça ne me correspond pas.
C'est un peu l'inverse de Tanguy, qui s'incrustait chez ses parents. Ici, c'est vous qui vous incrustez auprès de votre fille…
(rires) Oui, complètement ! Je trouve ça mignon de tourner en dérision cette obsession des parents de vouloir continuer à voir grandir leurs enfants. C'est horrible, ça ! Moi je ne l'ai pas fait. Mais c'est un combat. Je suis donc le contraire de Claire, mais ses défauts sont tellement drôles…
Le problème de Charline, c'est qu'elle ne peut pas prendre ses distances, car malgré tout, ses parents l'aident...
(rires) Oui, même s'ils sont ridicules, chiants et qu'ils se trompent parfois, ils sont bons ! Mais c'est ça qui est drôle…
Votre entente avec Bernard Le Coq crève l'écran…
Lui, c'est un amour de mec ! J'avais déjà joué sa femme dans Les femmes d'abord, en 2005, mais sur le plateau, on se croisait, car on avait chacun une relation extraconjugale. Bernard, c'est un super acteur. Ici, il a un petit côté désuet à côté de Claire, toujours très coquette. Il y a eu des situations géniales à jouer.
Vous écrivez un nouveau bouquin, qui s'intitule "Ce feu qui me brûle" et qui sort début mai. C'est une suite du précédent ?
Presque… Je parle d'un feu que je sens avoir en moi et qui m'a sûrement guéri, à côté de la médecine bien sûr. Mais l'imaginaire guéri, j'en suis convaincue. Nous avons chacun un feu en nous, mais on ne nous apprend pas à l'entretenir. Donc j'ai écrit sur ma passion, sur deux années de travail intensif alors que j'ai 67 ans et que j'ai l'impression d'en avoir 42 ou 48, selon les moments que je vis. Et puis je vais aussi attaquer la rédaction du scénario d'une mini-série sur l'après-cancer, toujours sous forme de comédie.
La Une, 20.15
