L'inoxydable Claude Lelouch, 87 ans, se confie dans un documentaire surprenant sur France 5, ce vendredi soir

TÉLÉVISION | Le réalisateur d'"Un homme et une femme" se livre dans un docu-confidence, alors que vient de sortir en France son dernier film.

Le documentaire se glisse aussi dans les coulisses du tournage du dernier film de Claude Lelouch (avec Kad Mérad)
Le documentaire se glisse aussi dans les coulisses du tournage du dernier film de Claude Lelouch (avec Kad Mérad) ©France Télévisions

France 5, le 15/11 à 21 h 05

Si on veut être un peu taquin, on dira qu'en un demi-siècle, le cinéma français est passé d'un Lelouch (Claude) à un autre (Gilles), même si leurs patronymes respectifs s'écrivent un peu différemment. La comparaison s'arrête là puisque, même si le réalisateur du Grand bain et de L'amour ouf connaît des débuts prometteurs en tant que metteur en scène, ce n'est encore rien, bien sûr, au regard de la trajectoire assez unique d'un Claude Lelouch qui, à 87 ans bien sonnés, vient encore de réaliser un film (Finalement), sorti ce mercredi en France – mais pas en Belgique.

Pas sûr qu'il lui vaudra, comme en 1967, un oscar (du meilleur film étranger) pour Un homme et une femme. Mais il vient cependant témoigner de l'incroyable passion qui semble toujours animer ce cas à part de l'histoire du septième art français, considéré comme l'un des plus grands de sa génération sans, pour autant, avoir été adopté par celle qu'on a appelé la "Nouvelle Vague", ce courant dit-on révolutionnaire auquel émargeront des noms (pour la plupart issus de la critique) comme François Truffaut, Éric Rohmer, Agnès Varda, Jacques Rivette, Claude Chabrol ou, bien sûr, Jean-Luc Godard.

À l'instar d'un Roger Vadim, Lelouch entamera puis poursuivra sa carrière sans cette encombrante étiquette avec, toujours, cette seule envie de raconter des histoires, souvent simples, de préférence d'amour. Peut-être parce que la sienne, d'histoire, commença dans une France occupée, quand, traqué par la Gestapo, il sera caché par sa mère dans des salles de cinéma, où ce qu'il vit le fascina assez pour devenir, plus tard, le réalisateur que l'on sait.

Claude Lelouch a toujours le feu sacré, à 87 ans.
Claude Lelouch a toujours le feu sacré, à 87 ans. ©France Télévisions

L'histoire est connue, mais ce soir, dans un documentaire événement assez unique, c'est Claude Lelouch lui-même qui la racontera à la première personne. Complice, critique ou amusé, il livre là ses convictions, ses regrets, sa soif de vie tandis que le film livrera, aussi, les coulisses de son dernier film, dans lesquels une caméra "clandestine" a eu le droit et le privilège de se glisser. De quoi en savoir un peu plus sur l'artiste, mais aussi sur l'homme, et peu importe que l'on connaisse, ou non, ses grands classiques (L'aventure c'est l'aventure, Les Uns et les Autres).

La soirée se terminera d'ailleurs, pour ceux qui veulent creuser un peu plus la veine "lelouchienne", par la rediffusion d'un long-métrage de sa composition, Il y a des jours… et des lunes. Un film-concept sorti en 1990, avec Gérard Lanvin, Patrick Chesnais et la regrettée Annie Girardot en têtes d'affiche. Sans doute pas son meilleur. Mais une œuvre assez représentative, toutefois, de son audace légendaire.

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