VIDÉO | La CSC s'invite chez les ministres namurois: "Il faut revoir la loi sur les salaires"
La CSC s'est invitée ce matin chez les ministres namurois David Clarinval, Georges Gilkinet et Pierre-Yves Dermagne. Le but de ces rencontres: inciter les ministres à changer la loi de 1996 sur les salaires.
- Publié le 08-06-2021 à 10h33
Malgré l'accord de gouvernement signé cette nuit sur une augmentation des salaires de 0,4%, les représentants de la CSC ont maintenu leur action prévue ce matin.
Dès 6 h, ils ont sonné à la porte du ministre David Clarinval (MR) à Bièvre. Si celui-ci leur a prêté une oreille attentive, Isabelle Meerhaeghe (CSC) regrette que le MR reste campé sur ses positions. Et elle précise: "Il faut que l'on puisse étudier cet accord dans les détails mais on a une autre revendication: la réforme de la loi de 1996 sur la norme salariale. Cette loi nous empêche de négocier, parce qu'elle impose une augmentation maximale de 0,4% des salaires. Cette loi il faut la changer".
"Le MR reste braqué sur le fait que cette loi ne doit pas être réformée", poursuit la syndicaliste.

Positions différentes pour le MR et le PS
Direction dès lors la N4, Assesse, où le ministre Georges Gilkinet a accueilli la petite délégation sur sa terrasse.
Le ministre ECOLO s'est montré plus attentif que son collègue du MR. La volonté du syndicat vert est que cette loi soit changée. Il compte dès lors sur l'appui des ministres ECOLO et PS pour y parvenir rapidement. Avant les prochaines négociations dans 2 ans.

À Rochefort, Pierre-Yves Dermagne s'est retrouvé avec un groupe "d'invités" bien plus conséquent. En charge de l'Emploi et du Travail, le ministre PS est évidemment aux avant-postes pour embrasser cette matière des salaires.
Pierre-Yves Dermagne: "C'est essentiel que celles et ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler gagnent plus de 10 € de l'heure. Ce n'est pas acceptable dans un pays comme la Belgique".
L'augmentation du salaire minimum est pour lui un combat majeur "et l'accord de cette nuit s'inscrit de manière positive pour augmenter le salaire minimum".
Quand à la révision de la loi de 1996: "Effectivement, cette loi limite la capacité des organisations syndicales pour négocier les augmentations salariales. C'est une chose que l'on doit pouvoir revoir. Mais pour l'instant au niveau de la chambre, il n'y a pas de majorité pour revenir sur cette loi."
