On fait quoi pour le monde d'après?
Le confinement a permis à la planète de respirer.Un docu fait le tour des initiatives inspirantes.

- Publié le 12-12-2020 à 06h00

Comment trouver le ton juste pour parler d'écologie? Ce n'est pas simple, admet Nicolas Hulot: "Il ne faut pas culpabiliser les gens, mais les responsabiliser. Leur donner un avantage, car la transition écologique doit être une transition sociale". L'ancien ministre français de l'Écologie est l'un des participants à ce documentaire, Le monde respire, qui donne la parole à une quinzaine de personnalités engagées pour l'environnement parmi lesquelles Aymeric Caron, Bouli Lanners et Bertrand Piccard. Mais aussi de plus discrets et moins connus militants écologistes, scientifiques, artistes, académiciens, jeunes actifs pour le climat…
Le réalisateur Adel Lassouli a filmé les rues désertées pendant le premier confinement, la nature qui reprend ses droits. Il raconte des initiatives belges qui fonctionnent, des petites choses toutes simples, parfois, pour rendre le monde plus respirable. Et c'est inspirant.
De l'audace pour la planète
Le Covid-19 est une épreuve terrible, une confrontation brutale avec notre propre vulnérabilité, nous humains. Pourtant: "Cette crise peut nous apprendre des choses. Je pense qu'on peut en ressortir plus forts. Mais si on n'en fait rien, ça aura vraiment été une souffrance inutile et un retour au point de départ", dit Bertrand Piccard, le pilote suisse de l'avion solaire Solar Impulse qui travaille sur un projet d'avion électrique. Pour lui, cette crise nous a premis de "prendre conscience de la délocalisation, des trajets illogiques pour ramener ce qu'on a fabriqué ailleurs". Nicolas Hulot poursuit: "On parle toujours d'orthodoxie budgétaire et là, au cœur de la crise, il pleut des milliards qui n'ont pas l'air de provoquer de panique dans le monde économique. J'espère la même audace pour résoudre la crise écologique…"
Thomas Dutronc comme narrateur
C'est le chanteur et musicien Thomas Dutronc qui prête sa voix au documentaire. Une première pour lui. "J'étais très honoré qu'on me le demande." Il n'est pas un spécialiste, mais il fait des efforts à son niveau dit-il pour "acheter des choses qui durent", manger bio, manger "moins de viande mais de la bonne", "pas que pour moi, mais aussi pour ne pas que la planète soit polluée par plein de pesticides". Mais sans non plus "stigmatiser les agriculteurs, parce qu'on ne peut pas tout changer du jour au lendemain…".
Tipik, 22.30
