Montanier: "Vu de France, Anderlecht-Standard, c'est le match entre les deux clubs historiques de Belgique"
Au lendemain de la victoire contre Poznan, Philippe Montanier prévient ses joueurs: il faudra repartir d'une feuille blanche pour battre Anderlecht, dimanche.
- Publié le 27-11-2020 à 14h50

Une petite nuit et une matinée après avoir vu son Standard battre Lech Poznan en Ligue Europa, Philippe Montanier est déjà plongé dans la préparation du "clasico" de dimanche (18h15). Une rencontre qui se déroulera sans Amallah (cheville), Muleka (ischios) et peut-être aussi sans Boljevic, "qui se plaint du dos". Un match pas comme les autres qu'il va découvrir avec plaisir.
Philippe Montanier, pensez-vous votre équipe relancée après la belle prestation contre Lech Poznan?
Chaque match est différent. C'est le plus dur de ce métier: il faut repartir à zéro à chaque fois. Quand on fait un bon match, il faut savoir repartir d'une feuille blanche. Mais bon, c'est mieux de sortir d'une victoire. On sait l'effet que la dopamine (NDLR: molécule produite par le corps en situation de bonheur, comme après une victoire) compte beaucoup sur l'état de récupération des joueurs.
Comment abordez-vous ce premier clasico?
Avec du plaisir, je sais que c'est un match important pour le club, les supporters, que tout le monde aura envie de briller. Vu de France, c'est le match entre les deux clubs historiques de Belgique, sans vouloir faire offense aux autres.
Les supporters affichent une banderole tous les jours depuis le début de la semaine à propos de ce match: c'est une source de motivation supplémentaire?
Cet engouement, c'est quelque chose que j'ai déjà connu, comme joueur avec des Saint-Étienne – Lyon assez violents, ou le derby basque (NDLR: Real Sociedad-Bilbao), un match enflammé et respectueux. Rennes-Nantes, ça peut être chaud aussi. Comme joueur ou entraîneur, j'ai l'habitude de ces matchs à haute pression. C'est souvent bien de savoir allier le style et le résultat, mais on a l'habitude de dire qu'un derby ne se joue pas, il se gagne. Et c'est vrai.
Anderlecht manque de régularité... comme nous
Que vous inspire Anderlecht, justement?
C'est une équipe joueuse, technique, avec de belles individualités… mais qui n'est pas toujours régulière, un peu comme nous. Mais c'est une belle équipe, avec un jeune coach qui a une grosse carrière de joueur. Ce sera un plaisir de le croiser.
Vous venez de faire la différence deux fois d'affilée dans les tout derniers instants et Anderlecht a justement du mal en fin de match…
Je vous avertis déjà: il ne se passera rien pendant les 80 premières minutes, on y va juste pour jouer les 10 dernières. Non, plus sérieusement, ce sont des circonstances qui ne font pas une règle en général. Anderlecht a aussi su gagner sans encaisser en fin de match. Il y aura plus de fraîcheur à Anderlecht, c'est sûr, mais il y a d'autres paramètres. J'ai vu que l'entraîneur n'était pas du tout satisfait de son équipe. Donc je crois qu'il y aura une réaction de leur part.
Aucune de ces deux équipes n'est dans le Top 4 actuellement. Vous pensez avoir les qualités pour y figurer?
Oui, mais il faut qu'on soit plus régulier. On a vu qu'on avait fait de bonnes prestations, mais aussi quelques matchs moyens, et un ou deux médiocres. Il nous manque la régularité. Il y a 6 ou 7 équipes pour 4 places. C'est un challenge excitant, mais compliqué. Mais c'est dans le dernier mois du championnat que la place au classement comptera vraiment.

