La Commune devrait suivre la Région
Le dernier mot appartiendra au Collège communal. Mais avant, le projet va être examiné par des experts de la Région.
- Publié le 23-08-2019 à 06h00
C'est donc le 2 septembre prochain que l'enquête publique prendra fin.
"Dans l'état actuel, je ne me prononce pas, étant donné que cela concerne un particulier. Mais il faut savoir qu'un procès-verbal sera établi et transmis à la Région wallonne, explique Marc Quirynen, le bourgmestre de Nassogne. Ses fonctionnaires l'examineront, émettront les remarques nécessaires et rendront un avis, favorable ou pas. Nous avons la chance de disposer, à la Région, de personnes spécialisées en la matière. Jusqu'à présent, les avis rendus pour les autres implantations, n'ont pas souffert de non-respect de l'environnement. Tant que les projets répondent à la réglementation wallonne et ne portent pas préjudice à la qualité de l'environnement, il n'y a pas lieu de s'y opposer. Ce sera ensuite au Collège de trancher."
"Aucune nuisance environnementale"
Le bourgmestre insiste aussi sur le suivi des projets. " Quelles sont les nuisances environnementales des projets qui existent déjà, demande Marc Quirynen. C'est simple. Il n'en existe aucune. Tous les élevages agricoles sont contrôlés, conformément à la déclaration de la PAC. Nous avons cette chance. Cela nous permet de ne pas en arriver à des situations comme en Flandre. Tous les ans, les éleveurs doivent communiquer le nombre d'hectares en exploitation et le nombre de têtes. Ils ne peuvent pas dépasser autant d'unités par hectare, sans quoi les primes, régionales et européennes, sont supprimées. Et les primes, ils en ont besoin."
Marc Quirynen apporte aussi des éclaircissements au sujet de la pénurie d'eau. "Au niveau de son approvisionnement, Nassogne se trouve à la fois du côté Famenne et du côté Ardenne, avance-t-il. Ce sont les sources côté Famenne, dont font partie Forrières, Ambly et Lesterny, qui sont insuffisantes. Donc, même si les mesures de restriction concernent bien toute la commune, il n'existe aucun souci pour Grune. De plus, l'éleveur ne va pas nécessairement intervenir sur la nappe phréatique. Tout dépendra de la profondeur du forage. Un forage est par ailleurs déjà intervenu pour l'exploitation actuelle à Grune. Et ses ressources suffisent. Il est donc inutile de se tracasser."
Enfin, concernant ses propos lors du Festival des Terres Nourricières, des propos qu'il tient d'ailleurs à confirmer, Marc Quirynen précise que "l'un n'empêche pas l'autre. Tout le monde a le droit de développer son exploitation en fonction de ses considérations, tant que celles-ci respectent les normes."
