La femme de l'officier de gendarmerie vendait des figurines nazies
Depuis la semaine dernière, les médias français s'interrogent sur la commercialisation d'objets nazis en vente sur un site d'outre-Quiévrain. D'autant plus que la gestionnaire du site est l'épouse d'un haut gradé de la gendarmerie.
- Publié le 03-01-2012 à 08h01

On comprend l'étonnement du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme. Lorsque l'enquête a été menée pour essayer de trouver où étaient domiciliés les gestionnaires de ce site internet qui vendait du "nazi", l'adresse qui s'est imposée fut celle de… l'école de gendarmerie de Dineault, dans le Finistère.
Un peu gênée aux entournures, l'Armée, dont dépend toujours la gendarmerie, a précisé que l'école n'était pas liée à ce commerce sur internet. Le siège social du site serait en fait situé dans un logement de fonction "Hors caserne".
Dans le Télégramme, on précise que la gérante est l'épouse d'un "lieutenant-colonel de gendarmerie qui a enregistré son activité commerciale à Quimper". Une épouse qui vendait donc, aux côtés de statuettes de Superman ou d'Indiana Jones, des représentations de Rommel et autres Göring.
Enquêtes
Même si la gendarmerie "ne prend aucune part à cette activité", il y aura néanmoins une enquête administrative. Dans un communiqué publié dans Libération, la gendarmerie ajoute: "la gérante du site de vente […] devra répondre devant la justice des motivations de son commerce s'il s'avère, au terme de l'enquête, que ce dernier est jugé illégal"
Quant au Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, il a déposé plainte. Vendre des statuettes à l 'effigie de Hitler ou la panoplie du parfait petit nazi, ça ne se fait pas. Selon le bureau, "ce site, ses auteurs, ses animateurs, ses promoteurs se rendent coupables d'apologie de criminels et d'une organisation criminelle contre l'humanité, ainsi que de provocation à la discrimination nationale raciale".
