Meurtre d'une dame de 86 ans, choisie au hasard: le collégien avoue l'avoir tué car il a été pris "d'un besoin viscéral de faire mal"
Pris d'un "besoin viscéral de faire mal", un adolescent de 15 ans "sans histoires" a été inculpé après avoir avoué le meurtre brutal d'une octogénaire dans le midi de la France, qu'il a ciblée au hasard, invoquant un contexte familial difficile.
- Publié le 18-06-2026 à 22h13

Jacqueline, une grand-mère de 86 ans, vivait près de Nîmes (sud) et avait l'habitude de séjourner à la belle saison dans un camping du Grau-du-Roi, une station balnéaire à une quarantaine de kilomètres de son domicile.
Il y a tout juste une semaine, le 11 juin, elle rentrait d'une promenade de fin de journée le long d'un étang, non loin des dunes d'une plage sauvage de la Camargue gardoise.
Le corps de l'octogénaire, présentant les traces d'une très violente agression, a été découvert vers 19H30 non loin de son camping et la thèse criminelle immédiatement privilégiée.
L'arrestation du meurtrier présumé, cinq jours plus tard, a provoqué une onde de choc: un adolescent de 15 ans jusque-là "sans histoires", "plutôt très bon élève" et vivant non loin de là, avec sa famille et entouré d'amis, a expliqué jeudi à la presse la procureure de Nîmes (sud), Cécile Gensac.
Un comportement étrange
Des témoins avaient repéré un jeune homme au comportement étrange, portant un masque chirurgical et transportant une perceuse. Des images de caméras de surveillance l'ont filmé se déplaçant sur une petite moto, permettant son identification avant une interpellation le 16 juin.
Le suspect a expliqué avoir "saisi la victime par l'arrière, lui avoir asséné des coups d'une perceuse, puis des coups de pieds et de poings, avant de l'étrangler", a rapporté la procureure.
L'adolescent a indiqué "avoir prévu cette agression le jour même", en "cachant dans un buisson" la perceuse prise dans le matériel familial, "avant de venir la reprendre muni d'un masque et de gants".
"Aucun lien n'existe entre lui et la victime, qui a été choisie au hasard de son projet d'agression", selon la procureure.
Comme explication, le jeune homme a évoqué avoir eu un "besoin viscéral de faire mal" parce qu'il souffrait d'un sentiment de profonde injustice à son encontre dans le milieu familial notamment.
"Un épisode plus récent de rupture sentimentale l'avait également perturbé", a aussi expliqué la procureure, selon qui les parents, "sensibles à ses difficultés", avaient vainement tenté de trouver un psychologue ou un psychiatre pour le soutenir.
Le mis en cause encourt une peine de 20 ans de prison sous réserve que sa responsabilité pénale soit reconnue.
