Charleroi: trois ans de prison pour avoir permis l'installation d'une culture de cannabis chez lui
Condamné par défaut, le prévenu a formé opposition contre le jugement. Il admet qu'il savait que quelque chose d'illégal allait avoir lieu.
- Publié le 16-06-2026 à 17h00
- Mis à jour le 16-06-2026 à 20h42

Le 30 mars dernier, Mathieu fut sévèrement condamné à trois ans de prison par la justice carolo. Absent de son procès, l'homme condamné était poursuivi pour la mise en place d'une culture de cannabis dans un immeuble qu'il louait, mais également pour avoir volé de l'électricité et avoir produit un faux bail à la police.
En formant opposition contre la lourde peine de prison, Mathieu est rejugé. Le dossier à charge de ce dernier remonte au 10 janvier 2025. Ce jour-là, la police a été avisée par le service antifraude d'ORES d'une consommation anormale dans le bâtiment loué par Mathieu. À l'intérieur, les policiers ont découvert une vaste culture de cannabis installée dans six chambres et composée de 420 plants. Auditionné, le propriétaire de l'immeuble perquisitionné a indiqué aux enquêteurs louer le bien depuis mai 2024 au prévenu, en échange d'un loyer de 1.000 euros. Mais c'est un autre individu, avec un accent faisant penser aux pays de l'Est, qui lui a réglé le loyer en liquide.
Auditionné à son tour, Mathieu a avoué sous-louer la location et a fourni un bail prouvant cela. "Il dit ne pas savoir qu'une culture de cannabis allait être installée sur place. Mais lors d'une seconde audition, il avoue que le bail remis à la police est un faux et qu'il est bien l'unique locataire de l'immeuble", précise la substitute Malorgio. Face à la juge, Mathieu affirme ne pas avoir participé à la culture de cannabis, mais concède avoir été rémunéré pour "quelque chose qu'il savait être illégal". "J'avais 9000 euros à sortir pour les funérailles de ma mère", ajoute l'opposant.
Contre le prévenu, en état de récidive et déjà condamné par le passé pour des faits liés aux produits stupéfiants, la confirmation de la précédente peine de prison est requise, sans s'opposer à une mesure de faveur. Décision fin juin.
