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Trente ans plus tard, elle veut revoir le Burkina Faso

Si le Burkina Faso, pays d'Afrique de l'Ouest de 16 millions d'habitants, a pour langue officielle le français, Élodie Ouédraogo manie mieux la langue de Vondel que celle de Molière. "Mais je me débrouille très bien en français aussi!, rigole-t-elle. Parce que je l'ai pratiqué à l'école jusqu'à six ans et je le parle avec Olivia Borlée, ma coéquipière de relais."

P.A.

En réalité, la Louvaniste, qui a opté pour la nationalité belge à 18 ans, a effectué par la suite toute sa scolarité en néerlandais. Née à Saint-Josse-ten-Noode de parents burkinabés, elle fut confiée à une famille d'accueil tirlemontoise. Étudiante à l'époque, sa mère biologique, sans revenus et rentrée à Ouagadougou depuis lors, ne put l'élever. Depuis Élodie Ouédraogo n'a que de rares contacts avec elle, ainsi qu'avec ses deux sœurs vivant à Bruxelles et à Gand. "Ma vraie famille, c'est celle d'accueil, c'est elle qui m'a permis de devenir ce que je suis aujourd'hui."

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