Stevance (Roulers): "Ne pas jouer petits bras"
En début de saison, Roulers ne figurait certes pas parmi les favoris de cette mini D1B, quand bien même le noyau recèle une majorité d'éléments ayant déjà goûté à la Pro League.
- Publié le 04-03-2017 à 05h00

L'équipe coachée par Arnauld Mercier a pourtant enlevé la première tranche haut la main, avant de rentrer quelque peu dans le rang ces dernières semaines (une seule victoire lors de ses huit dernières rencontres). Pour cette finale, elle espère recouvrer toute sa superbe, afin de réintégrer l'élite 7 ans après l'avoir quittée.
"Après notre défaite à Tubize, notre entraîneur a fait un peu tourner l'effectif, afin que tout le monde soit prêt pour cette double confrontation", explique Florent Stevance.
L'attaquant français prêté par le Sporting Charleroi, victime d'une blessure au genou lors d'un match amical d'avant-saison à l'Union, est justement arrivé cet hiver dans les rangs roulariens pour y apporter un peu de sang neuf.
"Pour moi, il s'agissait de retrouver le rythme et du temps de jeu. Roulers, c'était le cadre idéal. Ce n'est pas très loin de chez moi et je connais beaucoup de monde côtoyé à Seraing: le coach que j'ai également connu à Boussu Dour, mais aussi des joueurs comme François Kompany ou Lilian Bochet. Je me suis donc très vite adapté. Avec deux buts en trois matches et demi, je suis plutôt satisfait jusqu'ici", dit-il, en espérant que le meilleur reste à venir.
En fin de contrat à Charleroi, il ne désespère pas d'y prolonger, malgré une saison blanche sous les couleurs du Sporting.
"Pour moi, l'important, c'est d'abord de rejouer. J'espère ensuite que l'on se mettra à table avec Charleroi. Mon objectif, c'est de retrouver le top. Si possible avec Charleroi. Mais je veux aider aussi Roulers à atteindre cet objectif. Sinon, il nous restera toujours à faire bonne figure dans les play-offs II."
Face à l'équipe qui présente le plus gros budget de la Proximus League (6 millions€), il sait que la tâche ne sera pas une sinécure.
"On reste humbles. On sait qu'on ne part pas favoris, mais c'est une finale qui se joue en deux matches. Donc, tout est possible. Comme nos adversaires, je pense que c'est du 50-50. Dimanche, il faudra faire abstraction de tout, notamment du public anversois. J'y suis déjà venu jouer et je sais comment les supporters peuvent se comporter à l'égard de l'équipe adverse. Cette fois, il y aura une ambiance de folie. Mais nous sommes une équipe qui joue toujours pour gagner, chez nous comme à l'extérieur. Il faudra surtout ne pas jouer petits bras. À ce stade-ci, il n'y a plus de questions à se poser. Et il n'y a plus d'excuses à invoquer, comme le public ou la fatigue. Il faudra tout donner."
